S'il te plaît, apprivoise-moi…

two ants fighting.
(photo credit: © NGC / John Thompson )

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é(mots)tions

J’ai besoin de vous. Nous avons besoin de vous.

Je n’ai pas l’habitude de faire ce genre d’article, mais notre petite maison d’édition est en péril. Et beaucoup de jolis projets sont en suspens. Pour que Phénix d’Azur puisse continuer à exister et à soutenir de nouveaux auteurs, de nouveaux talents, proposer une ligne éditoriale de qualité, une cagnotte a été créé : https://fr.ulule.com/phenix-dazur-editions/

Pour ceux qui ne la connaîtraient pas, Phénix d’Azur est une maison d’édition engagée (égalité hommes-femmes, précarité, …) et j’avoue que je suis honorée qu’elle me fasse confiance. Quel luxe d’avoir trouvé une maison d’édition qui partage les mêmes valeurs, les mêmes combats que moi.

Si vous appréciez mes textes, faites un don. Ne serait-ce que 5 euros, plus si le cœur vous en dit. La publication de « Shana, fille du vent » est une étape cruciale pour mon existence d’auteure et pour d’autres projets qui sont à…

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Arbrealettres


Trois éléphants rouges rient
Au seuil d’une librairie.

Trois éléphants et la rue
Une perle et la charrue.

Entrez, fous et médecins,
On gracie les assassins.

Trois éléphants et trois marches
De plain-pied dans la débâcle.

Et, putains aux yeux de verre,
Trois cent mille réverbères,

Entrez, violeurs et saints,
On fête les assassins.

Trois éléphants rouges pleurent
Au bas de notre demeure.

Trois éléphants, l’avenue
Et, belle, une fille nue.

Entrez, vieux metteurs en scène.
Trois beaux éléphants obscènes.

Trois éléphants de la nuit
Un cœur tendre et leur ennui.

Entrez, menuisiers de cendres,
J’ai du bois à en revendre.

Il se prépare un grand feu
Pour les pierres et les cheveux.

Entrez, pauvres et monarques,
Tireurs de frondes et d’arcs

Tireuses de cartes, moites
Dans le vent et dans les boîtes.

Soirées de miel et d’orgies
Pour le sol et les bougies.

Entrez, bonnes fées et faunes,
Ogre…

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Première oeuvre

Le ciel de Leyenda

emile-zolaPaul Brulat a conté l’anecdote suivante :

Emile Zola, tout jeune encore, très mal habillé et totalement dépourvu de monnaie, se présenta un jour chez Lacroix, qui était considéré à son époque comme le grand maître de l’édition, et lui tint à peu près ce langage :

« Voilà mon premier livre, vous allez en prendre connaissance tout de suite car j’ai en moi tout ce qu’il faut pour atteindre les plus hautes situations littéraires. Vous verrez ce que sera Zola : il vous fera réaliser une fortune… »

L’éditeur se défendit comme un beau diable, mais le jeune homme parlait avec une telle conviction qu’il fallut bien lire son manuscrit.

Une semaine après, Les Contes à Ninon étaient mis sous presse.

« Les Maîtres de la plume. » Paris, 1923.

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