S'il te plaît, apprivoise-moi…

740_espacebuzz542a9c9cdabca

Arbrealettres


Il est plus d’une fleur par le soleil dorée,
Qu’on voit s’épanouir dans nos bois radieux,
Et qui de pourpre d’or ardemment colorée,
De son étrange éclat éblouirait les yeux.

Mais il est sur le bord d’une source ignorée,
Une fleur que Dieu fit avec l’azur des cieux:
Modeste et sans éclat, du poëte adorée,
Elle rit dans la mousse avec ses beaux yeux bleus.

C’est l’espoir des absents, c’est elle qui remue
Les plus doux sentiments au fond de l’âme émue,
Aux jours qui ne sont plus elle fait revenir.

Je veux errer encore à l’ombre des grands chênes,
Je veux cueillir pour vous, au cristal des fontaines,
Le bleu myosotis, la fleur du souvenir.

(José-Maria de Heredia)

View original post

Arbrealettres


escargot-et-lune-1-sur-1 [800x600]

Modeste spirale
De l’escargot
Tout près de la lune.

(Takano Suju)

Illustration

View original post

Soyons modestes

Le ciel de Leyenda

prince-Napoléon

Le prince Napoléon racontait un jour à son secrétaire, M. Bourgogne, qui l’a racontée dans ses Mémoires pour nuire à l’histoire de mon temps (un joli titre !), la stupéfiante anecdote que voici :

Une pauvre fille, misérable et désolée, demandant l’aumône au prince, alors représentant du peuple, celui-ci lui donna une pièce de 5 francs à l’effigie de Napoléon Ier, et, tandis qu’elle la dévorait des yeux, le prince lui demanda :

— Trouves-tu que je lui ressemble ?

— A qui ? dit-elle, un peu hagarde, les yeux étonnés.

Le prince Napoléon montrait la pièce blanche.

— Mais, à lui.

— Qui, lui ?…

— Napoléon.

La fille regarda celui qui lui parlait comme un fauve regarderait un passant. Elle répéta, sans comprendre, comme si on lui eût parlé une langue inconnue :

— Napoléon !… Na… po… léon !

— Tu ne connais pas Napoléon ? demanda…

View original post 52 mots de plus

canari-drole

Arbrealettres


Le serpent qui danse

Que j’aime voir, chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau !

Sur ta chevelure profonde
Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns,

Comme un navire qui s’éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain.

Tes yeux où rien ne se révèle
De doux ni d’amer,
Sont deux bijoux froids où se mêlent
L’or avec le fer.

A te voir marcher en cadence,
Belle d’abandon,
On dirait un serpent qui danse
Au bout d’un bâton.

Sous le fardeau de ta paresse
Ta tête d’enfant
Se balance avec la mollesse
D’un jeune éléphant,

Et ton corps se penche et s’allonge
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ses vergues dans l’eau.

Comme un flot grossi par la fonte
Des glaciers grondants,
Quand l’eau de ta bouche remonte

View original post 29 mots de plus

Nuage de Tags

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 172 autres abonnés