S'il te plaît, apprivoise-moi…

Arbrealettres



Pour attendre la nuit je me suis étendu
à l’ombre d’un arbre de pulsations.

L’arbre est femme et dans son feuillage
j’entends rouler la mer sous l’après-midi.

Je mange ses fruits au goût de temps,
fruits d’oubli et de connaissance.

Sous l’arbre se regardent et se palpent
images, idées, paroles.

Par le corps nous revenons au commencement,
spirale de calme et mouvement.

Saveur, savoir mortel, pause finie,
il a un début et une fin – et il est sans mesure.

La nuit entre et sa marée nous recouvre;
la mer répète ses syllabes, déjà noires.

(Octavio Paz)

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