S'il te plaît, apprivoise-moi…

Arbrealettres


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Sur les villages c’est carrousel de fumées
qui projettent au ciel leurs ombres animées

Les premières lueurs font rire les fontaines
entre les pince-vent et les porte-mitaines

Lâchant du fil les hirondelles sont contentes
de partir en beauté pour leurs vols d’émigrantes

Quelle île s’appareille à cette Ile de France
immobile dans l’air de ses fours de boulange

Je n’ai rien vu de plus doré que cet automne
qui mange le soleil tel un pain en couronne

et je reste à rêver seul de la confrérie
jusqu’au couchant blessé qui saigne aux tuileries

(Paul Gilson)

Illustration: ArbreaPhotos

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