S'il te plaît, apprivoise-moi…

Arbrealettres


Ne pas dire le poème.
Le laisser s’échapper
par les confins trop immédiats
de la vie qui s’en va
comme un enfant fatigué de ses jeux.

Préserver pour une fois le poème
dans son état premier
jusqu’à renoncer à sa lumière et à son ombre,
pour éviter qu’il ne se défasse
en tristes granules de péripéties désertées.

Ne pas dire le poème,
pour qu’il continue de se dire ailleurs.
Ou pour qu’il nous travaille d’en-bas,
comme un fond parfumé d’images.

(Roberto Juarroz)

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