S'il te plaît, apprivoise-moi…

Arbrealettres



Je te recherche en vain sur la plage déserte.
Les sables ont gardé le parfum de tes pas.
Sur le lac où jadis nous prenions nos ébats,
Souffle un vent si léger qu’à peine il vous alerte

Un crépuscule vert répand sur toute chose
Les charmes d’on ne sait quelle ample pâmoison.
Sur les rebords du ciel le volcan rouge explose
Et du sang du soleil asperge l’horizon.

Est-ce le don de feu qu’en forme d’astre mort
Nous offre, pantelant, le grand maître du sort !
Pour s’être épanoui contre la loi des castes,

Notre amour a besoin d’un holocauste pur
Immolé dans l’esprit des rites les plus fastes
Et se tremper le front dans un grand bain d’azur.

(Jacques Rabemananjara)

Illustration: Christian Lloveras

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