S'il te plaît, apprivoise-moi…

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Les sables émouvants du banc d’Arguin

En perpétuel mouvement,
au gré des vents, des courants, des marées,
tu me files entre les doigts
comme la poudre du grand sablier blanc.

Dans la houle, tu roules infiniment
et souffles dans les conques,
les coquillages d’autrefois,
des messages indéchiffrables
que moi seul j’entends et comprends,
je crois ou fais comme si.

Sur les ailes des sternes caugek,
au fond des fosses océaniques avec
les grands dauphins, les tortues luths,
les phoques gris, tu écris avec du sable blond
notre odyssée, nos tribulations,
une vraie aventure d’amants qui,
vague après vague, vivent l’instant.

Nous bâtirons sur le sable d’Arguin
les plus formidables châteaux en Espagne,
les plus beaux, les moins durables,
ceux à reconstruire tous les jours,
comme le patient Sisyphe,
comme le roseau triomphant du chêne.
Vivons d’eau salée, d’air, de sable,
d’amour: ça suffit pour nous envoler.

*

Avec l’aimable autorisation de Marc Bourbon pour la photo

Apprécier son travail de photographie aérienne sur son site

marcbourbonaerophoto.wordpress.com

Commentaires sur: "Poésie: Les sables émouvants du banc d’Arguin" (1)

  1. […] Source : Poésie: Les sables émouvants du banc d’Arguin […]

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