S'il te plaît, apprivoise-moi…

Arbrealettres


Je brûle

Oh !
J’ai ici,
sous la peau,
sous les côtes,
sous le cœur,
derrière,
derrière,
derrière encore,
un …
un …
C’est rond,
et lourd,
et chaud,
C’est chevelu comme un brouillon,
et parfois
chauve comme un labour.
C’est tout au bout de moi,
Si loin.
Je ne suis pas si loin pourtant.
C’est dans les mots
Quand je me tais, si près,
si près.
Ca court, ça danse
et me devance,
Et moi,
derrière,
derrière,
je brûle d’impatience
de capturer ce feu follet.
Mais vous qui me voyez passer,
donnez-moi donc
une montagne de papier,
un océan de paille,
ou
une grande cause enflammée,
sinon
je n’aurais bientôt plus
qu’un tas de cendres
à me fumer
sous la dent.

(Jacques Cassabois)

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