S'il te plaît, apprivoise-moi…

Il s´appelait Stewball.
C´était un cheval blanc.
Il était mon idole
Et moi, j´avais dix ans.

Notre pauvre père,
Pour acheter ce pur sang,
Avait mis dans l´affaire
Jusqu´à son dernier franc.

Il avait dans la tête
D´en faire un grand champion
Pour liquider nos dettes
Et payer la maison

Et croyait à sa chance.
Il engagea Stewball
Par un beau dimanche
Au grand prix de St-Paul.

« Je sais, dit mon père,
Que Stewball va gagner. »
Mais, après la rivière,
Stewball est tombé.

Quand le vétérinaire,
D´un seul coup, l´acheva,
J´ai vu pleurer mon père
Pour la première fois.

Il s´appelait Stewball.
C´était un cheval blanc.
Il était mon idole
Et moi, j´avais dix ans.

 

Commentaires sur: "Chanson amoureuse: Stewball, le cheval blanc par Hugues Aufray" (1)

  1. clem a dit:

    J’adorais cette chanson, peut-etre est-ce le fait, qu’a la mort d’une de nos juments, ce fut la seule fois où je vis pleurer mon pere pour, ce que j’estime, une bonne raison.
    D’ailleurs Perlette (la jument) etait blanche…
    😔

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