S'il te plaît, apprivoise-moi…

Archives de la catégorie ‘A vos plumes!’

A vos plumes! : De l’objectivité de l’objet (agenda ironique de juin) — Carnets Paresseux

A peine éteints les derniers échos des petites chansons de l’agenda de mai, juin pointe son nez et – ironique mois du bachot et des exams – , s’interroge sur l’objectivité des objets ! Les objets ? On les fabrique, on s’en sert, on les jette ; nous parlons d’eux, nous les évaluons, nous les […]

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Agenda critique de Mars: Les ravis de la crèche

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     La crèche provençale est un incontournable du pays. Pas un village, pas une église qui n’ait la sienne, toutes rivalisant d’ originalité et de beauté. 

Autant de santoniers que d’ interprétations de la Nativité, de chaque personnage représenté. 

      En l’église Saint-Louis d’Hyères, la crèche est sans conteste l’une des curieuses de la côte varoise. Il faut dire que les santons sont grandeur nature ou presque. Ils ont été façonnés par un curé il y a juste un siècle.

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Un des santons mérite une attention plus particulière. Il ne semble pas être de la main du curé et nul n’en sait exactement d’où il vient. Il s’agit d’un des bergers.

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     Ensuite, le berger vieux à barbe blanche s’ appuie lui aussi sur un long bâton. Même cape de bure sur un pantalon rapiécé et chapeau noir. Le troisième porte un agneau sur les épaules. Le berger à genoux est arrivé dans l’étable et , lui aussi, porte la cape. Quant à la bergère, elle est vêtue de brun avec une cape recouvrant la tête et les épaules. Elle apporte un agneau à l’enfant Jésus et tient une badine à la main.

berger4.jpeg       Ces bergers sont des personnages mystérieux qui parlent peu mais en savent beaucoup sur les choses de la nature. Ils connaissent notamment les secrets tant des plantes que des étoiles. L’évangile de Saint-Luc les désignent clairement comme des envoyés divins: « Or, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, les bergers se dirent entre eux: Allons donc à Bethléem et voyons ce qui est arrivé… »

      Mais celui qui requiert toute votre attention, c’ est le berger couché, autrement appelé l’ incrédule. Il est entouré de brebis qui paissent au flanc de la colline et semble indifférent à l’ animation générale. Il roupille du sommeil du juste alors que tous ses collègues ont entendu l’appel des anges. Pas lui.

      Lui, il continue de rêver à sa belle. Oh certainement pas la prétentieuse 178x300_CAR_4_fem_comtadine aux fruitsarlésienne,  l’Arlatenco », la jeune paysanne aisée, la Mireille, au châle blanc brodé, au large jupon et à la coiffure en chignon compliqué. Pas même la bouquetière, la marchande de fleurs ambulante avec sa coiffe de coton blanc et ses ciseaux attachés à la taille, pas plus que la Comtadine aux fruits, marchande de quatre-saisons , celle qui vient des environs d’Avignon pour vendre ses gros melons d’hiver.

      Non, celle qui le fait rêver, c’est tout simplement la ravie (la ravido), la servante de ferme, un peu naïve et simple d’esprit, toujours souriante, levant facilement les bras au ciel pour traduire ses émerveillements naïfs. Sans-le-sou, à peine une faire-valoir. Et pourtant…

L’Ange n’osa pas le déranger. Il ne voulut pas interrompre un si beau rêve et se dit , qu’un peu plus tôt , un peu plus tard, il n’y avait pas tant d’urgence à annoncer la naissance du Christ… Point besoin de remue-ménages. Ni de jouer au rabat-joie. Les prétendus songe-creux ont rendez-vous avec les étoiles.

      Tel Booz endormi, l’incrédule continua de sourire béatement, à mille lieues d’imaginer qu’il serait en retard avec ce rendez-vous de l’Histoire… Quand le fou fait preuve de sagesse, le sage cache sa folie… répètent les étoiles de bouche à bouche, de bouche-à-oreille, par ouï-dire : autant en emporte la Voie lactée.

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https://maitrerenardinfo.wordpress.com/2017/03/12/agenda-critique-…vis-de-la-creche/

A vos plumes! : L’Agenda ironique propose la thématique des fous

Agenda ironique de Mars, le mois des fous ! par Monesille

Me voilà bien ! Je m’étais proposée pour organiser l’agenda ironique de Mars, mais persuadée qu’Ariel Littel relèverait le défit du mois dernier comme il  avait remporté le concours, haut la main, j’attendais sagement le thème et l’organisation et je n’ai RIEN préparé !  Bon. Je m’y colle immédiatement de suite; vous allez vivre en direct la réflexion sur le choix d’un thème qui laisse cours à l’imagination sans faire dissert de lycée, le genre de truc qu’on trouve génial du fond de son lit et qu’au matin, tout froissé de nuit, vous trouvez grelottant de timidité sur un coin de votre bureau et vous  suppliant : non, non, pitié, pas moi, je ne vaut pas un fifrelin !

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Qu’est ce que je pourrais bien vous proposer ? Qu’est ce que j’aime ? En ce moment je lis beaucoup d’Histoire, avec de grandes haches même s’il  y a beaucoup de petite histoire au milieu alors : les fondements ? j’en vois déjà qui frisent de la moustache rien qu’au mot ! Les plantes et la botanique, l’herbe d’or a déjà nourri votre folle du logis…Le dessin, la musique ?

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Qu’est ce qui relie tout ça ? Je pense avoir trouvé :

Les fous, bouffons et autres amuseurs public, les fous-rires, l’espoir fou, enfin quoi Mars sera le mois des fous ! Qu’est qui pourrait bien vous rendre fous ? De moi je sais déjà, hum, hum, mais d’écriture ?

Donc selon les règles bien établies de l’agenda ironique dont vous pouvez voir chez carnets paresseux ici  l’historique, il vous faudra écrire sur le thème de la folie au sens large, un conte, poème, texte, article, selon la forme que vous désirerez, de 700 mots maximum pour être facilement lisible sur le wouaibe, et ce avant le 24 mars où je ferai le tableau récapitulatif pour le vote final, qui empiétera jusqu’au 1er avril puisque je serai absente les derniers jours de mars. Cela vous va-t-y ? C’est un peu facile non ? Je devrai corser la chose de quelques mots ? Disons trois mots composés insérés au texte ! Comment ça ? Des grincheux dans le fond, on en rajoute un ? Ok, Ok quatre donc mots composés à parsemer dans le texte ! Quelqu’un a encore quelque chose à dire ??

Bande de grand fous, j’espère que vous allez vous amuse follement !

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Chronique fictionnelle pour la Revue des Trois Baudets

Jobougon   a  eu la charge d’organiser le concours d’écriture de l’Agenda critique de février!  Il s’agit de choisir un livre…
Que vous l’ayez lu ou pas,
Qu’il existe réellement ou pas,
Que vous rêviez de l’écrire, ou pas,
Ou qu’il soit, peut-être encore soigneusement conservé dans quelque bibliothèque secrète ou interdite,
et d’en écrire une critique littéraire qui donne soit envie de le lire, soit au contraire, nous en dissuade.

Jobougon compte recueillir les textes jusqu’au dimanche 19 février à minuit, nous faire voter la semaine suivante (du 20 au 26) et éditer les résultats le 27 février

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Pour ma première chronique , je voudrais en venir avant tout à l’essentiel, en refusant toute circonvolution locutoire, toute vaine odyssée hasardeuse et superfétatoire. Voici donc, en un mot comme en mille, mes coûts de cœur, au nombre de cinq, comme les trois mousquetaires.

1/ « Le bénévolat ou l’altruisme revu et corrigé », par Charles P., un jeune plein d’avenir dans la défense des causes les moins désespérantes. Cet autrui prometteur promet justement de s’investir pleinement dans des projets lucratifs par le biais caritatif. On sait combien la filière a fait ses preuves : les mystères de la foi a permis d’élever des cathédrales et d’enrichir le clergé prônant la pauvreté et l’austérité pour autrui. (Editions Honni soit qui mal y pense)

2/  « Les recettes secrètes des confitures et des tartes de ma mère » par Isabelle F., la nouvelle Julie de province, qui propose à tout à chacune de revenir un demi=siècle en arrière pour la condition de la femme. Un travail spirituel avec une inimitable compotée de poires Bonne Maman au coulis de figues-oseille et truffes caramélisées sur lit d’orties sauvages et gingembre: idéal avant la Messe. Vous saurez  enfin à quels saints vous vouer…! (Editions de la Tambouille, cuisines et dépendances)

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3/  « Réflexions d’un canari sur le monde tel qu’il va » co-écrit par trois frère et sœurs qui ont préféré se retrancher dans un anonymat pudique. Ils se mettent chacun leur tour à la place de leur canari favori « Rollex ».    Ajoutons le témoignage aussi prenant de « Rigueur » et « Damnation », les deux aimables rotweillers sarthois de la tribu. Sans remettre en cause leur condition de vie assez privilégiée dans une gentilhommière arborée de six hectares, la gente bestiaire, que ne désavouerait pas le brave  La Fontaine lui-même, en dressant un tableau idyllique d’une condition que leur envieraient bien des manants. Comme quoi il ne faut jamais désespérer de notre sort. Chacun reçoit ce qu’il mérite et il suffit de se contenter de beaucoup pour être heureux. (Editions de la Richardière)

4/ Gardons me meilleur pour la fin: « Le Népotisme de père en fils » par François F. qui, avec un culot sans égal, revisite l’histoire de Néron à Vladimir Poutine et démontre brillamment combien la famille est au centre du cercle de pistonnage d’autoproclamation des élus. Il introduit un subtil distinguo avec le vulgus pecum voué aux vallées de larmes, aux privations massives et à l’abstinence salutaire. Un monde merveilleux leur sera donné en partage après cette vie de labeur, condition sine qua non de la rémission des pêchés. (Editions de la Veuve et des Petits orphelins)

Prochaine chronique: « Droit dans ses bottes Vuitton »  dans la rubrique judiciaire.

Pénélope Fion. , chroniqueuse intermittente payable une blinde, rubis sur l’ongle.

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