S'il te plaît, apprivoise-moi…

Archives de la catégorie ‘chartres’

Image

Image du jour en noir et blanc n°1

9a4353_dedb2901354b4d3d95e20e6f869bf7e7.jpg_srz_445_297_85_22_0.50_1.20_0.00_jpg_srz.jpeg

CANCER: des milliers d’opérations inutiles

ABORDER DIFFÉREMMENT LA MALADIE

crabe poster

En lisant un article que je vous partage, du site http://www.leparisien.fr, et qui me conforte dans la compréhension que j’ai de la maladie, me reviennent en mémoire toutes les personnes que j’ai pu accompagner et toutes celles, proches ou moins proches, qui se sont « battues » ou qui « se battent » encore contre Le Cancer.

Je suis convaincue que le CANCER, « mal à dit » de notre siècle n’est pas correctement traité et surtout n’est pas considéré dans la globalité de ce qu’est l’Être Humain.

Par mon observation et l’expérience de thérapeute que je suis en soin énergétique et émotionnel, il est important de « responsabiliser » la personne malade et ne plus l’entretenir dans un rôle de « victime » comme le fait la médecine invasive qui se positionne comme « sauveuse » et « détenant seule la solution ».

femme angoissée

Autour de moi, je vois tant de personnes souffrantes qui s’en remettent « les yeux fermés » dans des protocoles lourds impliquant chirurgie, chimiothérapie et qui immuablement s’affaiblissent, ne comprennent pas ce qui « se joue » dans leur corps, dans leurs cellules, dans leur esprit, dans leurs émotions et qui finalement, se sentent encore plus mal et finissent par abandonner tout espoir de guérison.

machines- cancer

Matériel de pointe pour traiter les tumeurs cancéreuses

Je suis convaincue qu’en apprenant à répondre à ses émotions et non en les évacuant, nous permettons à notre organisme de garder son équilibre, de préserver sa capacité de s’auto-guérir.

Répondre à ses émotions, c’est prévenir du risque de la maladie.

Bien-sûr, d’autres facteurs rentrent en jeu dans la préservation de la santé comme bien se nourrir avec une alimentation « vivante », non transformée, la plus naturelle possible et respecter son intégrité, c’est-à-dire répondre à ses besoins, s’autoriser à prendre du temps pour soi, pour être (et non faire) afin de se connaitre parfaitement et de s’aimer sans condition.

colère

pleurepeur

Émotions: Colère, Peur, Chagrin

 

Maladie = manque d’Amour ?

 

amour blessé

Je réponds OUI, la maladie est un non amour de soi, un oubli de soi, pour une recherche insatiable d’un Amour extérieur, conditionné par le regard, l’attente de l’autre.

Dès l’enfance, nous sommes conditionnés à nous sentir aimable, sous réserve de répondre à l’attente de ses parents, de ses professeurs et une fois adulte, sous réserve de répondre à l’attente de son conjoint, de son patron, à l’attente du groupe (société, milieu professionnel, milieu sportif, milieu médical, gouvernement). Et surtout, si nous sentons la frustration de ne pouvoir exprimer ce que nous sommes vraiment en satisfaisant nos besoins, nous sommes interdits de pleurer, de nous mettre en colère, de montrer qu’on a peur, qu’on est vulnérable. Il faut à tous prix se montrer « forts » « conquérants » et « efficaces ».

amour arbre

 

Alors, nous substituons ce « manque d’Amour de Soi » et la frustration qui en résulte avec une surconsommation de plaisirs éphémères comme le plaisir de « manger des produits transformés » de « boire de l’alcool », de « fumer du tabac ou du cannabis ». Nous évacuons notre mal-être en absorbant des somnifères, des anti-anxiolytiques, des anti-inflammatoires, des ANTI-VIE.

alcool-et-tabac

médicament

evacuer-colere-

 

Nous nous enivrons de sexes, de jeux, de sons inharmonieux, d’images sublimes-minables (subliminales:-)), de lectures distrayantes, d’objets à la mode, d’objets étincelants, d’objets sécurisants, de voyages au bout du monde.

 

 

film 50 nuances de grey

                                                                                                                Photo extraite du Film « 50 Nuances de Grey »

Nous fuyons nos émotions, nous les occultons, nous ne voulons pas les écouter.

Pourtant l’émotion est un mouvement naturel d’énergie qui nous guide, nous enseigne, nous fait grandir. S’en couper, c’est se couper de la Vie, de notre Créativité, de notre Épanouissement.

Savoir « répondre »  à l’émotion, c’est l’accueillir, la laisser grandir, se laisser porter par elle.

émotions

 

Bien-sûr, cela devient inconfortable, si nous résistons à l’appel de cette vague. Par contre si nous nous abandonnons à son mouvement, nous sommes portés sur le rivage, sans effort pour vivre autre chose. La Vie est un mouvement, fait de cycles, de hauts et de bas, de lenteur, de rapidité, de douceur, de force et c’est pour cela que nous vivons, pour se laisser trans-porter (porter à travers) et ainsi créer à travers la vague émotionnelle pour notre plein épanouissement.

Répondre à l’émotion, c’est contenir l’émotion et observer vers quelle création elle nous porte.

musique

Sans chagrin, il n’y aurait jamais eu d’aussi belles chansons, compositions musicales et poèmes pour nous accompagner.

Sans colère, il n’y aurait jamais eu de remises en question, de découvertes, de créations qui ont fait progresser la science, la médecine, la technologie pour le bénéfice de notre Bien-être.

Sans peur, il n’y aurait aucune action possible pour préserver la Vie et se libérer de ce qui nous contraint.  

maison bambou

Photo : BambouHabitat.com

Kerterre

Kerterre (Habitat en chanvre et terre)

Apprenez de vos émotions, exprimez-les, écoutez-les, ne les enfermez-pas car elles finiront toujours par s’exprimer mais de façon inconfortable pouvant aller jusqu’à la « mal a dit » en dernier recours pour se faire entendre.

Vous êtes le propre cinéaste de votre film, vous seul construisez le scénario, alors sachez-créer la plus belle histoire qui honore la Vie en vous aidant de vos émotions et projeter votre scénario sur le théâtre de la Vie.

Theatre stage with red curtain and spotlights on the stage floor.

 

Vos émotions sont votre moteur de Vie, elles vous inspirent.

Si vous les ignorez, vous vous installez dans la sur-vie, vous vous coupez de votre créativité, vous renoncez à être le seul Maître de votre vie et vous ouvrez la porte à tous les « parasites » (physiques, énergétiques, métaphysiques) qui s’emploieront à vous diriger inconsciemment.

Je vous souhaite de manifester vos plus belles créations, en toute conscience🙂

Fée                                                                                             Marielle

 

INFOGRAPHIES. Cancers : des milliers d’opérations inutiles

source:http://www.leparisien.fr

Par Claudine Proust

LE FAIT DU JOUR. En France, des milliers de patients atteints d’un cancer de la thyroïde ont été opérés et soumis à des traitements sévères sans que la gravité de leur cas le justifie.

ILLUSTRATION. Comment jauger le risque, décider d'opérer ou d'attendre et de surveiller.

Un cancer, c’est la terreur intime de chacun. Un mal qui, en dépit des progrès de la médecine, rime encore avec issue fatale. Quand il est très méchant ou détecté trop tard. Mais jusqu’où faut-il aller dans le repérage de tumeurs, qui pour certaines s’avèrent, au fil du temps et des études scientifiques, moins agressives ? Comment jauger le risque, décider d’opérer ou d’attendre et de surveiller.

Aborder différemment la maladie

La question revient pour les cancers de la prostate, voire du sein, et désormais pour la thyroïde avec cette étude inquiétante du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC-IARC) publiée cet été dans le « New England Journal of Medicine » : les progrès de l’imagerie aidant, 560 000 personnes de 12 pays développés auraient fait l’objet ces vingt dernières années de surdiagnostic de cancer de la thyroïde. Dont 46 000 en France ! Des surdiagnostics synonymes de surtraitements pour 70 à 90 % des patients touchés par un carcinome papillaire de petite taille : opération, traitement à l’iode radioactif puis hormone de synthèse à vie pour compenser l’absence de cette glande qui régule notre organisme. D’où une qualité de vie amoindrie, comme le souligne une étude de l’association française de patients Vivre sans thyroïde. Car la France n’échappe pas au phénomène.

 –

Sur les 10 000 cancers de la thyroïde diagnostiqués chaque année, seuls 4 000 méritent d’être traités tout de suite, selon le professeur Martin Schlumberger, endocrinologue à Gustave-Roussy (Villejuif), qui tire la sonnette d’alarme. En mai dernier, des chercheurs internationaux ont proposé de sortir les carcinomes papillaires de la classification des cancers pour que patients et médecins abordent différemment la maladie. Et se convainquent que parfois une surveillance active de la maladie suffit.

La leçon japonaise

Une étude japonaise de 2010 a conforté les endocrinologues dans le fait que l’on traite un peu trop et trop vite certains microcancers de la thyroïde. Tandis que la Corée du Sud lançait en 2000 un programme de dépistage systématique, comme pour le sein, ou la prostate, et voyait flamber le nombre de cancers de la thyroïde les années suivantes (avec 90 % de cas qui relevait du surdiagnostic entre 2003 et 2007), le Japon, lui, a pris le risque inverse. Celui de se donner du temps. Et comparer entre 1993 et 2004 l’évolution du cancer chez des patients à qui l’on avait diagnostiqué un microcarcinome papillaire de la thyroïde inférieur à 1 cm qui ne semblait pas évolutif. 1 055 ont immédiatement subi une opération chirurgicale. Pour 340 on se « contentait » d’une surveillance active, par échographies régulières notamment, pour n’opérer que si le cancer cessait d’être « indolent ». Au terme des dix ans d’observation, le nodule (grosseur potentiellement cancéreuse) n’avait significativement augmenté de volume que chez 14 % des patients « surveillés ».

En clair, « avec un protocole classique on aurait sur-traité 86 % de ces patients », affirme le professeur Martin Schlumberger, spécialiste européen des cancers de la thyroïde et professeur à l’hôpital Gustave-Roussy à Villejuif (Val-de-Marne).

Courbe

 

 

 –

 

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer l’auteur, la source et l’UNIVERSITE NOMADE DE LA.V.S.D.LE.I. https://colibrijoyeux.wordpress.com/

 

Le saviez-vous? Le polissoir Pinte de Saint-Martin à Corancez (28)

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Polissoir Pinte de Saint-Martin
Aussi appelée polissoir du Puits de saint Martin, cette imposante dalle de grès comporte plusieurs groupes de griffures ou rainures certaines assez profondes, et des cuvettes. La dalle mesure 5,30 m sur 2,20 m. La pierre doit son nom au bassin retenant l’eau en son centre. Cette cavité passe en effet pour être l’empreinte d’un pied du cheval de Saint-Martin.

Le polissoir date du Néolithique, époque à laquelle les hommes polissent les haches de pierre, dont le silex. Le polissage rend les tranchants plus résistants, notamment pour couper les fibres du bois sans s’esquiver. Les haches polies servent alors surtout aux travaux de défrichage qui prennent un grand essor avec le développement de l’agriculture.

Les stries parallèles sur le polissoir sont le résultat du polissage répété des bords d’outils. Les cuvettes sont le fruit de l’affûtage des tranchants.

Avant cette étape, l’objet est d’abord taillé. L’ébauche est alors soumise à l’abrasion sur le bloc de pierre à l’aide d’eau et souvent de sable. Une pression de plusieurs dizaines de kilos est nécessaire pour être efficace. Le polissage d’une pièce exige de nombreuses heures d’un travail pénible, puisque le rendement du polissage à la

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

main sur des roches très dures est de l’ordre de 5 à 20 g par heure seulement

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

( source: Wikipedia).

Le dolmen près du polissoir
Après le classement du polissoir en 1889, le photographe Séraphin-Médéric Mieusement en réalisa un cliché en septembre 1891. À la même date, il exécuta une prise de vue d’un dolmen « près du polissoir », semble-t-il aujourd’hui disparu.

Université nomade de Chartres: un cercle de pardon demain samedi 28 février

th-49

QU’EST-CE QUE LE PARDON ?

Pardonner ne signifie pas effacer ce qui a été fait, oublier, absoudre. Pardonner signifie, décider d’arrêter d’entretenir une souffrance.

Est-ce qu’on doit attendre de recevoir le pardon pour se sentir mieux ? Est-ce qu’on doit donner le pardon à quelqu’un pour qu’il se sente mieux ?

Dans ces deux cas, le Pardon est un instrument de pouvoir sur l’autre qui vous rend dépendant de l’autre. Il y a un bourreau, il y a une victime, l’un ou l’autre peut jouer le rôle du sauveur.
« Je souffre tant que l’autre ne m’a pas pardonné ; tant que je ne pardonne pas, l’autre continue de souffrir. »

Avec « le Don du Pardon » vous expérimentez votre propre maitrise sur la guérison de vos blessures. Vous choisissez de vous libérer seul du poids des ressentiments, de la rancune, de la haine, de la colère que vous portez.
Sans culpabiliser, sans vous sentir humilié, « le Don du Pardon » vous redonne la liberté d’aimer.

Pourquoi le rituel du « Don du Pardon » est-il si puissant ?

Le DON DU PARDON est une approche TRANSPERSONNELLE* de guérison du cœur. * Qui intègre une dimension plus élevée que la personnalité

Il vous propose d’emprunter un autre chemin que celui de « pardonner », en prenant le chemin de « demander pardon ».th-79

Initié par Don Miguel Ruiz, Nagual Mexicain, auteur des « 4 accords Toltèques », LE DON DU PARDON fut transmis ensuite à Olivier Clerc (écrivain, traducteur, formateur) lors d’un séminaire.
Olivier Clerc raconta son expérience dans l’écriture d’un livre « Le Don du Pardon », il enseigne depuis cet outil de transformation en formant des animateurs de CERCLE DE PARDON.

Assister à un rituel du « Don du Pardon », c’est se laisser toucher par l’énergie d’Amour qui transforme le regard que nous portons sur soi et sur les autres.
Vous ressortirez de ce moment plus serein, apaisé, avec le sentiment de respirer la Vie pleinement, libre d’aimer à nouveau.

Nous vous proposons de venir expérimenter ce rituel en participant à un

« Cercle de Pardon » sur Chartres, le samedi 28 février de 14h30 à 17h30.

La participation financière à cet atelier-rituel est libre, vous donnez ce que vous estimez juste. L’argent ne doit pas être un obstacle à la « libre circulation de l’énergie d’Amour ».

Personne d’autre que VOUS est capable d’agir pour votre MIEUX-ETRE, vous avez TOUT en vous pour y parvenir, nous sommes à vos côtés pour vous accompagner avec bienveillance et vous guider sur le chemin du « Don du Pardon ».

th-81

Il vous sera possible de pratiquer ce rituel ensuite chez vous dès que vous en sentirez le besoin, ou de venir participer à d’autres Cercles de Pardon car l’énergie du groupe en décuple les bienfaits.

Réservez votre place dans le « Cercle de Pardon » en envoyant sur l’adresse mail de l’association UNIVERSITE NOMADE DE LA.V.S.D.LE.I. : colibrijoyeux@universitenomadedelamourveritesolairedelevolutioninfinie.fr

 votre nom et prénom
 ainsi qu’un numéro de téléphone où l’on peut vous joindre.

Selon le nombre de participants, nous vous préciserons ensuite, quelques jours avant, l’adresse exacte où se déroulera l’atelier.

Au plaisir de vous accompagner sur le chemin de Guérison du Cœur,

MARIELLE et MICHEL

UNIVERSITE NOMADE DE LA.V.S.D.LE.I. Tel : 06-23-59-99-03

SOS Papa 28: à noter sur vos tablettes!

sospapa

Reportage sur les pères à voir sur France 2 dans Envoyé spécial la suite, samedi 19 avril 2014 à 13h55

Tout ou presque sur l’asne qui vielle de la cathédrale de Chartres

 

images-150

 

 

Les imagiers de la cathédrale ont puisé , au moins peut-on le penser, dans le bestiaire d’Esope et de ses célèbres fables (bien antérieures à Jean de La Fontaine)

C’est sans doute aussi de ces inspirations qu’est né le célèbre Asne qui vielle que l’on trouve au Sud, pas loin de l’Ange au Cadran.

Si dans la Tradition populaire, l’âne est symbole d’ignorance, ici, « l’Asne à la Lyre » représente aussi un message similaire au regard des non initiés.

Il peut être assimilé à une « récupération » de la fable de Phèdre

« L’âne, voyant une lyre abandonnée par terre dans une prairie, s’approcha et essaya les cordes avec son sabot, elle résonnèrent dès qu’il les toucha : « joli instrument parbleu, mais c’est mal tombé dit l’âne, car je ne sais pas en jouer. Si quelqu’un de plus savant l’avait trouvé, il eût charmé les oreilles par de divines mélodies » (Fable 117 Asinus et lyra)

Boèce (470-525) reprend l’image de l’âne de Phèdre, incapable de jouer de l’instrument et la met dans la bouche de dame Philosophie qui interpelle ainsi celui qui ne l’a pas comprise

« Entends tu mes paroles, où est-tu comme l’âne devant la lyre ? » (La consolation de la philosophie)

Ce « concept » de l’âne musicien symbole de l’ignorance est courant dans le bestiaire médiéval. Si ici l’âne est perçu comme incapable de se mettre au diapason de la création, il rappelle au visiteur de la cathédrale , comme il le rappelait aux paiens et aux chrétiens par trop matérialistes, que dans leur grossière ico_asne2ignorance, ils ne peuvent approcher l’essence des choses.

Il semble dire ici « ne soit pas comme l’âne à la lyre , ouvre tes yeux, regarde , cherche et tu trouveras »

Ce grand livre de pierre est ouvert devant toi, il te suffit d’y être attentif pour en décrypter les pages…

Jean VILLETTE nous parle de l’Âne qui vielle dans son livre sur les Portails de la Cathédrale.

L’Âne qui vielle, connu sous ce nom depuis des générations, occupe à droite. de l’ange le contrefort médian du clocher. C’est localement une oeuvre très popu­laire. Mais il ne s’agit pas, comme on le dit trop souvent, d’un simple amusement de sculpteur. Nulle part ailleurs l’âne musicien n’atteint une aussi grande taille et n’est aussi bien mis en valeur, preuve qu’on a voulu l’imposer à la réflexion du passant. C’est donc, malgré les apparences, un sujet sérieux. Or, un sujet sérieux peut être traité avec humour.

Il existe un certain nombre de représentations sculptées de « l’âne musicien », de « l’âne à la lyre ». La plus ancienne connue est certainement celle d’Our, en Chaldée, qui appartient à l’art sumérien et remonte à 3 000 ans environ avant Jésus-Christ.

La plupart de ces représentations sont en France (une bonne quinzaine) et ces ânes ornent généralement des chapiteaux de l’époque romane. On en voit également au moins deux en Angleterre, dont un sur un chapiteau de la crypte de la cathédrale de Cantorbéry. On l’a muni de doigts pour qu’il puisse jouer de son ins­trument et il a même des ailes.

Or, l’Ane qui vielle de Chartres – qui tient non pas une vielle mais une lyre à sept cordes – n’en joue pas (22). Il en serait bien incapable car il n’est pas physique­ment équipé pour pincer les cordes d’un instrument de musique. Tout au plus peut-il les heurter de l’un de ses sabots. Il rit lui-même de sa maladresse, la bouche largement fendue. Or, une locution grecque populaire, « onos luras » (l’âne à la lyre), s’employait pour parler de l’inadaptation de quelqu’un. Vers le début du Ve siècle, une lettre de saint Jérôme cite le proverbe grec « onôï lura », qui pose la question: pourquoi donner une lyre à un âne puisqu’il ne peut en pincer les cordes?

Unknown-4Nos ânes musiciens romans ont été inspirés par Boèce, savant humaniste et homme d’Etat du Vie siècle – qui figure en tant que spécialiste de l’arithmétique parmi les Arts libéraux du Portail Royal – dont l’influence fut chez nous considé­rable. Un manuscrit latin datant de 1200 environ, que conserve la Bibliothèque Nationale, fait allusion – partiellement en grec – à « l’âne à la lyre de Boèce » : « onos liras boetii ».

Si l’on se reporte au texte de Boèce, on constate qu’il reprend les paroles du psaume 92/91 : « L’insensé passera à côté sans voir: l’imbécile n’y comprendra rien ». L’âne n’est donc pas ici, comme l’ont prétendu plusieurs auteurs, pour don­ner quelque leçon de morale, mais pour inviter à comprendre. Sans doute s’agit-il de comprendre la cathédrale elle-même. Le message de l’âne s’adresse depuis des siècles à tous les passants et il attirait jadis d’autant mieux l’attention qu’il dominait un étroit passage entre le Clocher Vieux et l’Hôtel-Dieu, stupidement démoli en 1869 pour améliorer la circulation. Ainsi a été perdu un superbe édifice des environs de 1200, dont il nous reste des photographies et plusieurs colonnes avec leurs chapiteaux.

Dans une comédie en vers latins, datant du dernier quart du XIIe siècle et intitulée Babio, du nom de son personnage principal, on relève cette interrogation: « Quand donc, malheureux, seras-tu sage? Lorsque le petit âne jouera de la cithare ? », Autrement dit, aux calendes grecques, c’est-à-dire jamais, puisque le petit âne est incapable de pincer des cordes. Ce passage nous éclaire d’autant mieux que proba­blement la comédie en question fut écrite et jouée à Chartres – jouée aussi, semble-t-il, en Angleterre -. Il ne faut pas oublier qu’à cette époque Chartres fut l’un des plus grands centres intellectuels d’Europe. Dans un autre passage de la même oeuvre, la Parque Lakhésis, qui tire le fil du Destin, est interpellée. Ce qui expliquerait notre « Truie qui file », dont on parle encore chez les Chartrains, bien qu’elle ait disparu.

Enfin, une lettre d’Abélard, de peu antérieure à 1142, contient cette phrase d’une signification lumineuse: « II est un âne devant une lyre le lecteur qui tient un livre et n’en comprend pas le sens », Or, la cathédrale n’est-elle pas un livre dont le sens est à découvrir? .

Le socle de l’Âne qui vielle s’orne de deux personnages caricaturaux qui ne sont pas sans intérêt.

images-151

(22) – A propos de l’Âne qui vielle, des considérations nouvelles ont été apportées par l’abbé Guy Villette, qui lui a consacré un long article dans l’ouvrage intitulé La cathédrale de Chartres, oeuvre de Haut Savoir (Ed. J.M. Garnier, Chartres 1994).  » a en même temps abordé la signification de la Truie qui file et de l’Ange au cadran. On lui doit aussi les traductions du texte latin et du texte en vieux français du Livre des Miracles, si utiles pour connaître l’histoire de la cathédral_, en la débarrassant des naïvetés et légendes qui ont circulé depuis. C’est lui également qui a signalé à l’auteur la lettre d’Abélard citant l’âne à la lyre.

Bernard GASTE avril 2006

 

Nuage de Tags