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Femmes corses célèbres n°3: Laetitia Casta

Laetitia Casta, nom de scène de Laetitia Marie Laure Casta, née le 11 mai 1978 à Pont-Audemer, dans l’Eure, est une actrice, Mannequin et réalisatrice française.

Elle débute dans le mannequinat à l’âge de quinze ans et est rapidement remarquée par photographes et stylistes. Jean Paul Gaultier est le premier à la faire défiler.

En 1999, elle entame une carrière d’actrice de cinéma avec le film Astérix et Obélix contre César puis de théâtre en 2004 dans le rôle-titre d’Ondine.

Elle est, en 2000, le modèle d’un des bustes de Marianne. Elle est faite chevalier des Arts et des Lettres en 2012.

En 2016, elle dévoile la réalisation de son premier court métrage En moi à la Semaine de la critique au festival de Cannes.

Enfance & formation

Laetitia Casta naît le 11 mai 1978 à Pont-Audemer dans l’Eure en Région Normandie, où elle passe son enfance. Son père Dominique Casta est corse et sa mère Line Blin est normande. Elle a un frère aîné qui se prénomme Jean-Baptiste et une sœur cadette, Marie-Ange.

En août 1993, elle découvre qu’elle est inscrite à l’élection de Miss Lumio en Haute-Corse ; concours qu’elle remporte sur la place du village, où elle passe ses vacances. Ceci marque le début de sa carrière de mannequin.

Sa carrière d’actrice commence en 1999 dans le rôle de Falbala dans Astérix et Obélix contre César. Elle tourne par la suite dans de multiples films et téléfilms, en tant que personnage de rôle principal ou secondaire. Sa carrière de comédienne débute en 2004 dans le rôle d’Ondine de la pièce éponyme de Jean Giraudoux. En parallèle de ces deux activités, elle est très régulièrement sollicitée pour des publicités et des couvertures. Elle fait un retour remarqué sur les podiums, Marc Jacobs l’invite à ouvrir le défilé Louis Vuitton automne-hiver 2010 dans la Cour Carrée du Louvre. Elle clôture le défilé Roberto Cavalli printemps-été 2011 à Milan.

Elle est ceinture marron de judo.

Elle a trois enfants : une fille née en 2001 dont le père est Stéphane Sednaoui, et un garçon et une fille nés respectivement le 21 septembre 2006 et le 30 août 2009, de son union avec Stefano Accorsi. Le couple se sépare en 2014. Depuis 2015, elle entretient une relation amoureuse avec l’acteur Louis Garrel.

 

Mannequinat

Laetitia Casta par Pierre-Anthony Allard réalisé dans le cadre du Studio Harcourt en 2005.
Sur la plage de la Marine de Sant’Ambrogio, le photographe Frédéric Cresseaux la remarque. À Paris, elle attire l’attention de plusieurs photographes, notamment Paolo Roversi. Satoshi Saikusa fait ses premières photographies et Horst Diekgerdes la photographie pour son book bleu. Vincent Peter, directeur de l’agence de mannequin Madison, la recrute. Il la présente à Odile Sarron, directrice de casting du magazine Elle, qui l’aide à s’insérer dans le milieu de la mode. Jean Paul Gaultier est le premier à la faire défiler ; elle devient sa muse.

Elle ne devient pas à la première rencontre la muse d’Yves Saint Laurent1,15,n 2. C’est à vingt ans qu’elle noue autour de son cou le collier caractéristique en forme de cœur que les mariées des défilés Saint Laurent ont porté avant elle16. Pendant la Coupe du monde de football de 1998, elle défile au Stade de France parmi trois cent mannequins pour célébrer la maison de haute couture Saint Laurent10. Avec Catherine Deneuve, elle lui chante Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous de Barbara lors du Défilé-Rétrospective des quarante ans de création du couturier.

Laetitia Casta au festival de Cannes 1999.
Elle fait l’objet d’une importante couverture médiatique dès 1998, en faisant notamment la couverture de plusieurs grands magazines comme Rolling Stone en août qui la nomme mannequin de l’année. Elle devient ambassadrice de L’Oréal Paris19. Elle défile de 1998 à 2000 pour la marque américaine de lingerie, Victoria’s Secret.

Elle poursuit sa collaboration avec le photographe Herb Ritts en 1999, qui la photographie pour le calendrier Pirelli20,21 et la fait tourner dans le clip de Baby Did a Bad, Bad Thing (en) de Chris Isaak. En même temps, sa carrière dans le cinéma débute avec le film Astérix et Obélix contre César de Claude Zidi qui la remarque et dans lequel elle joue Falbala.

Deux ans auparavant, elle pose pour la première fois nue devant le sculpteur et paysagiste Jean-Marc de Pas. Il sculpte chez elle la femme qui marche et la femme endormie aujourd’hui dans les jardins de Bois-Guilbert. Il lui crée le design de son logo1. Avec ses trois bustes de Marianne, il termine second au concours national de sculpture de la Marianne de l’an 2000 remporté par Marie-Paule Deville-Chabrolle à Prégilbert.
En 2000, à la suite d’un concours organisé par l’Association des maires de France (AMF), association présidée par le maire RPR Jean-Paul Delevoye, elle est élue pour être le modèle du buste de la « Marianne de l’an 2000 »26, cette élection faisant l’objet de controverses comme toutes les Mariannes depuis 196927 du fait de rumeurs sur sa décision de partir habiter à Londres28.

L’élection de Laetitia Casta se déroule auprès de l’AMF qui propose à ses 34 000 adhérents de participer. Elle est élue à 36 % des voix sur les 16 000 maires ayant participé, ses concurrentes étant Estelle Hallyday, Nathalie Simon, Patricia Kaas et Daniela Lumbroso et reçoit son trophée au Sénat. Cette consultation des maires répand la théorie selon laquelle le choix de la Marianne est une décision institutionnelle.

Six mois après cette nomination, une polémique naît à propos de l’installation supposée de Laetitia Casta à Londres, à la suite d’une dépêche du Sunday Times. Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l’Intérieur, dont la déclaration nominative a donné un retentissement international à la controverse à ce sujet, nuance, selon L’Expansion, ses précédents propos du Grand Jury, qualifiant définitivement cette affaire « d’exemplaire de la manipulation médiatique ».


Alors que sa carrière débute au cinéma, elle poursuit aussi son activité de mannequin, modèle de photographie et égérie de publicités pour des marques de parfum ou de bijoux. De 2001 à 2003, Marino Parisotto Vay la photographie pour Swarovski. Jean-Paul Goude élabore une campagne de publicité pour les Galeries Lafayette avec elle.

En 2007, une campagne de pub pour la Renault Twingo II la met en scène dans plusieurs petits épisodes où Laetitia Casta mène une enquête pour savoir qui lui a emprunté sa Twingo. En 2009 à Miami, Mert Alas et Marcus Piggott la photographient pour une campagne de publicité de Bulgari.

Au printemps 2012, Dominique Issermann organise une exposition de photographies nues de Laetitia Casta à la Maison européenne de la photographie qui a été prolongée. Les photos ont été réalisées à Vals. Outre ces expositions elle est le modèle d’une campagne de Dolce&Gabbana pour le parfum Pour Femme. Elle est invitée au premier défilé Couture de Dolce&Gabbana à Taormine.

Le 15 juillet 2013, pendant la semaine de la Couture à Paris, Gérard Darel annonce l’avoir choisie comme égérie. Laetitia Casta lance les illuminations de Noël à Paris sur les Champs Élysées, le 21 novembre 2013.

En 2015, Laetitia Casta devient la directrice artistique de Cointreau international. Elle sera, entre autres, chargée d’un projet visant à mettre en avant, à travers l’exemple de Louisa Cointreau, l’esprit de créativité des femmes

Cinéma

En 1999, elle est sollicitée pour la première fois par le cinéma pour jouer Falbala dans Astérix et Obélix contre César de Claude Zidi15.

En 2001 elle interprète son premier rôle majeur, Thérèse, dans le film dramatique Les Âmes fortes de Raoul Ruiz d’après le roman éponyme de Jean Giono46. Le film est projeté hors compétition en clôture du Festival de Cannes47. Cette jolie paysanne n’a rien d’une âme tiède. Elle est ambitieuse, calculatrice et apprend vite à manipuler les hommes et sa généreuse bienfaitrice Madame Numance (Arielle Dombasle) qui voit en elle comme sa propre fille dans un jeu dangereux de fascination réciproque

Dans Rue des plaisirs de Patrice Leconte, sorti en 2002, Laetitia Casta tient le rôle principal qui est celui d’une pensionnaire de la maison close « Le Palais Oriental », malgré l’opposition initiale du scénariste Serge Frydman à ce qu’elle joue dans le film. Sa prestation est un succès d’après le réalisateur malgré l’échec commercial du film, totalisant très peu d’entrées (250 000 au total selon Leconte)

Elle se rattrape cependant lors du film Errance de Damien Odoul, sorti en 2003, où elle interprète le rôle de Lou, la femme de Jacques (Benoît Magimel). Pour le tournage, elle a dû se mettre à fumer et se teindre les cheveux en blond.

En 2006, elle tient le rôle de Francesca dans la comédie Le Grand Appartement de Pascal Thomas.

En 2008, le film Nés en 68, une rétrospective sur la conscience politique des manifestations de mai 68 aux années 2000 à travers la vie de plusieurs personnages, est fraîchement accueilli, et le jeu de Casta peu apprécié dans les colonnes du Times.

 

En 2011, entourée des réalisateurs du film Derrière les murs.
En 2010, elle tient le rôle de Brigitte Bardot dans le film Gainsbourg, vie héroïque consacré à Serge Gainsbourg, ce qui lui vaut une nomination aux Césars 2011 dans la catégorie meilleure actrice dans un second rôle.

Elle tourne les 29 et 30 avril 2010 sous la direction d’Anthony Mandler dans le clip de la chanteuse Rihanna, Te Amo.

En 2011, elle assure le rôle principal de The Island de Kamen Kalev, qui est sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes 2011.

Du 29 août au 9 septembre 2012, elle est membre du jury de la Mostra de Venise 2012, présidée par Michael Mann.

Le 3 octobre 2012, elle joue avec Yvan Attal et François Cluzet dans Do Not Disturb du même Yvan Attal.

Le 12 décembre 2012 dans son premier film américain Arbitrage de Nicholas Jarecki (en), elle tient le rôle de la directrice d’une galerie d’art moderne qui tombe amoureuse d’un puissant homme d’affaires (Richard Gere). Elle présente le film au Festival du film de Sundance à Park City.

Le 9 janvier 2013, le premier long-métrage d’Hélène Fillières, Une histoire d’amour lui offre le rôle d’une femme délaissée par son mari (Richard Bohringer) qui tombe amoureuse d’un banquier (Benoît Poelvoorde). Le film est adapté du livre Sévère de Régis Jauffret lui-même inspiré d’un fait divers, le meurtre du banquier Edouard Stern par sa maîtresse.

Du 21 au 29 octobre 2016 elle préside le jury du 38e Festival du cinéma méditerranéen de Montpellier, succédant ainsi à Roschdy Zem.

Réalisatrice

En 2016, Laetitia Casta réalise son premier court métrage En moi avec Yvan Attal, Lara Stone et Arthur Igual, Mathilde Bisson, le danseur étoile Jérémie Bélingard, le danseur de Butō et l’acteur japonais Akaji Maro à l’Opéra Garnier dans une photographie cinématographique de Benoît Delhomme. Le film est sélectionné pour la clôture de la Semaine de la critique au festival de Cannes.

Télévision

Elle joue le premier rôle dans son premier téléfilm en 2000, La Bicyclette bleue de Thierry Binisti qui cherche à adapter pour la télévision les trois premiers tomes du roman de Régine Deforges. Le téléfilm est diffusé en octobre 2000 et le jeu de Laetitia Casta y est très apprécié par la critique, malgré quelques passages jugés surjoués65. En 2014, A. Sélignac réalise un téléfilm sur la vie d’Arletty (Arletty, une passion coupable) qui est diffusé en mars 2015 sur France 2. Laetitia Casta y tient le rôle principal.

Théâtre

En septembre 2004, elle est Ondine dans la pièce éponyme de Jean Giraudoux, mise en scène par Jacques Weber au théâtre Antoinen 4,66. Elle fait à cette occasion sa première couverture de Vogue Paris67. Les critiques saluent sa performance68,69. Elle part en tournée l’année suivante, avec comme point d’orgue le théâtre des Célestins à Lyon.

En septembre 2008, Florian Zeller met en scène au théâtre de la Madeleine sa pièce Elle t’attend où elle tient le rôle d’Anna.

Le 3 février 2017, elle débute les représentations de Scènes de la vie conjugale d’Ingmar Bergman au théâtre de l’Oeuvre. Raphaël Personnaz lui donne la réplique dans cette mise en scène de Safy Nebbou.

 

Engagement associatif

Laetitia Casta est engagée ou a participé à plusieurs campagnes d’associations caritatives ou d’ONG. Dès 1999 elle participe à la Dernière édition avant l’an 2000 des Enfoirés pour les Restos du cœur, participant au concert donné au Zénith de Paris en interprétant trois chansons.

En 2002 elle soutient financièrement la reconstruction de l’Église de l’Annunziata, un projet lancé par l’association Occi Paese Rinascitu (Renaissance du village d’Occi).

Elle est nommée ambassadrice de l’UNICEF France, le fonds des Nations unies pour l’enfance, le 9 décembre 2016, et s’engage pour les 250 millions d’enfants qui vivent dans des zones de conflit.

 

(source: wikipedia)

Pétition: Sauvez Willy! Le premier qui touche à un retard, je lui botte l’arrière-train sans sommation..

RETIRER LE RENARD DES LISTES DES ANIMAUX NUISIBLES EN FRANCE

#savefrenchfoxes

Les mentalités évoluent, à l’heure où le bien-être animal prend de l’ampleur, il est grand temps de stopper ce massacre inutile qui sévit chaque année.

En effet, ce sont entre 600 000 et 1 million de renards qui sont tués chaque année, et ce dans la plus grande des libertés. Piégeage, déterrage, tir de nuit, enfumage, etc… C’est à un jeu malsain et barbare que s’adonnent chaque année chasseurs et piégeurs.

En France, chaque préfecture établit sa liste d’animaux nuisibles et ce sur des rapports et constats souvent exagérés et non vérifiés.

Les raisons de la présence du renard dans ces listes des nuisibles ?

–  La rage, enfin si on oublie que celle-ci est éradiquée depuis 2001.

–  L’échinococcose, (maladie liée au ténia), enfin si on oublie que l’hôte principal reste le campagnol, également chassé par chats et chiens qui ont, à l’inverse du renard, un contact avec l’humain. Va-t-on massacrer les chats et les chiens maintenant ?

–   Protection de la faune et flore, enfin si on oublie que le renard est primordial à l’écosystème des forêts françaises, qu’il s’autorégule (c’est-à-dire que sa population diminue ou augmente afin de pérenniser l’équilibre prédateur/proie) et qu’il permet, justement, de réguler d’autres espèces (proies) qui pulluleraient en son absence.

–   « Prévention aux dommages agricoles », enfin si on oublie qu’un renard à lui seul mange chaque année entre 3 000 et 10 000 rongeurs qui eux, sans cette régulation, détruisent bel et bien les cultures. Il s’agirait d’un gain estimé à 3 000€ par agriculteur par an et ce uniquement grâce à l’action des renards. (source : l’ASPAS)

–   « Prévention des dommages d’autres formes de propriétés », si on oublie que chaque année, le domaine de la chasse lâche par millier du gibier élevé en cage. Incapable de survivre seul en forêt, il se fait attaquer par les renards. Les chasseurs se plaignent alors que leur gibier « de loisir » se fasse manger par ces « affreux » goupils. Pour ce qui est des poules et petits animaux d’élevage, il existe des moyens de les protéger, et massacrer toute une espèce parce qu’elle attaque quelques individus est une raison discutable.
EN CONCLUSION

Le constat est là, les organismes, l’ONF, les spécialistes de la faune et de la flore, les associations,etc, sont tous unanimes. Le renard est indispensable pour l’écosystème et sa forte diminution/disparition serait une catastrophe pour l’équilibre de la faune et de la flore. Les dégâts tant pour l’agriculture que pour la nature seraient bien supérieurs à « ceux qu’ils causent » actuellement.

Il ne s’agit que d’une signature, d’un partage, de quelques secondes, qui peuvent alors tout changer si nous le faisons en nombre. Il est temps d’agir et de faire reculer les lobbies de la chasse.

MERCI A VOUS TOUS, PARTAGEZ EN MASSE !

http://core-france.org

Cette pétition sera remise à:

  • Conseil National de la Chasse et de la Faune Sauvage
  • prefets de France


  • animaux

Comité d’Observation du Renard dans son Environnement a lancé cette pétition avec seulement une signature au départ et il y a maintenant 24 146 signataires. Lancez votre pétition pour créer le changement que vous souhaitez voir.

(merci aux Carnets paresseux pour l’info)

 

Figures féminines de Corse n°2: Colomba

Colomba est une nouvelle de Prosper Mérimée, parue le 1er juillet 1840 dans la Revue des deux Mondes puis publiée en volume en 1840 chez Magen et Comon.

 

Colomba a pour thème la vendett1, guerre privée de vengeance entre familles qui se « faisaient elles-mêmes justice », et dans le cadre de laquelle la famille dont un membre avait été offensé se devait d’exercer sa vengeance contre la famille de l’offenseur.

Résumé

Colomba della Rebbia a vu périr son père assassiné par son ennemi, l’avocat Barricini. L’assassin a su dérober son crime aux yeux de la justice, mais Colomba n’a pas mis l’espoir de sa vengeance dans la loi. Elle a un frère, Orso della Rebbia, lieutenant en demi-solde dans la garde impériale, qui doit bientôt revenir en Corse. C’est lui qui est maintenant le chef de la famille, et c’est lui qui, selon les idées de la Corse, doit venger son père : quand on a un ennemi, il lui faut choisir entre les trois S : « schioppetto, stiletto o strada » (fusil, stylet ou fuite, expression corse).

Lorsque Orso si longtemps attendu revient enfin au pays, Colomba découvre que son séjour sur le continent lui a fait concevoir, de l’honneur et de la justice, d’autres sentiments que ceux de ses compatriotes et surtout de sa sœur : il déteste la vendetta. Colomba pousse alors avec un mélange d’amour fraternel et d’ardeur de vengeance son frère à un meurtre expiatoire, qu’elle aurait accompli elle-même si elle n’eût cru que l’exécution de la vengeance appartenait à son frère comme chef de la famille.

Craignant qu’il ne soit abattu dès son retour à Pietranera, le village ancestral, Colomba a soin de couvrir Orso de son corps lorsqu’il passe devant la maison des Barricini. Pour aviver sa colère et sa haine contre ses ennemis, elle le mène à la place où son père a été tué puis, de retour à la maison, elle lui montre la chemise couverte de larges taches de sang de leur père et la lui jette sur ses genoux, avant de poser dessus les deux balles qui l’ont frappé.

Excité par sa sœur et par l’opinion de ses compatriotes, Orso n’en continue pas moins de répugner à la vendetta lorsqu’il est attaqué dans la montagne par les deux fils de l’avocat Barricini. En état de légitime défense, Orso les tue et accomplit la vengeance de Colomba.

Forcé, dans les premiers moments, de se cacher dans les maquis impénétrables qui servent de retraite aux bandits corses, une ordonnance de non-lieu sera rendue en sa faveur lorsque l’examen des cadavres et la déposition du colonel démontreront qu’il était seul au moment du combat et qu’il n’a fait que riposter à ses attaquants.

Sources d’inspiration

Prosper Mérimée avait visité la Corse en 1839, en tant qu’inspecteur des monuments historiques. Son intérêt d’ethnologue s’attache au-delà des monuments aux constructions quotidiennes et à ce qu’elles révèlent des traditions. Il décrit les maisons corses comme des habitations austères en granit aux fenêtres étroites qui peuvent servir de meurtrières en temps de vendetta. Souvent ces habitations comportent un four et un puits pour soutenir un siège…

Dans ses pérégrinations, on lui raconta une vendetta qui opposa en 1833 deux familles du village de Fozzano, près de Sartène, les Carabelli et les Durazzo. Il fit également la connaissance de Colomba Carabelli, qui servit de modèle à sa Colomba, l’héroïne « qui excelle dans la fabrication des cartouches et s’entend même fort bien pour les envoyer aux personnes qui ont le malheur de lui déplaire »

L’écrivain a suivi dans les grandes lignes l’histoire de cette vendetta, la seule différence notable étant qu’au moment des faits, l’héroïne n’était pas une jeune fille, mais une femme âgée de 57 ans. Pour reprendre les évènements dans leur exactitude, en 1830, un Durazzo refuse d’épouser une jeune fille Carabelli qu’il a compromise. Le 26 juin 1830, trois hommes sont tués, au cours d’une tentative d’explication, dont deux Carabelli. Colomba, âme et animatrice du camp Carabelli, organise la mobilisation et, en décembre 1833, quatre hommes meurent dans un affrontement, deux Durazzo et deux Carabelli, dont François, son fils.

On montre aujourd’hui à Fozzano la maison et la tombe de Colomba.

Adaptations

Colomba a fait l’objet de nombreuses adaptations au cinéma, à la télévision, à l’opéra ou en bande dessinée :
1915 : Colomba, film réalisé par Travers Vale ;
1933 : Colomba, film réalisé par Jacques Séverac, avec Génica Athanasiou (Colomba), Jean Angelo (Orso), Josette Day (Lydia), Jacques Henley (le général Nevil) ;
1948 : Colomba, film réalisé par Émile Couzinet ;
1950 : Vendetta, film réalisé par Mel Ferrer, avec Faith Domergue (Colomba), George Dolenz (Orso), Hillary Brooke (Lydia), Nigel Bruce (le général Nevil) ;
1968 : Colomba, téléfilm réalisé par Ange Casta ;
1982 : Colomba, téléfilm réalisé par Giacomo Battiato, avec Anne Canovas (Colomba), Jean Boissery (Orso), Elisabetta Pozzi (Lydia), Umberto Orsini (le général Nevil) ;
2005 : Colomba, téléfilm réalisé par Laurent Jaoui, avec Olivia Bonamy (Colomba), Grégory Fitoussi (Orso), Claire Borotra (Lydia), Jean-Luc Bideau (le général Nevil) ;
2012 : Colomba, bande dessinée de Frédéric Bertocchini (scénario et adaptation), Sandro (dessins) et Pascal Nino (couleurs), publiée chez DCL éditions (ISBN 978-2-35416-065-4).
2014 : Colomba, opéra en 4 actes de Jean-Claude Petit d’après un livret de Benito Pelegrin. Commande de la ville de Marseille. Création mondiale à l’Opéra de Marseille (directeur général Maurice Xiberras) le 8 mars 2014.

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Les femmes corses remarquables: Danielle Casanova, la résistante

Danielle Casanova, née Vincentella Perini à Ajaccio en Corse, le 9 janvier 1909 et morte en déportation à Auschwitz, le 9 mai 1943, est une militante communiste et une résistante française. Elle a été responsable des Jeunesses communistes, et a fondé l’Union des jeunes filles de France.

Enfance et jeunesse

Fille d’instituteurs, d’une famille de cinq enfants, Vincentella Perini poursuit ses études secondaires à Ajaccio puis au collège et au Luc (Var) où elle suit la femme de l’un de ses professeurs. Après un bref passage en classe préparatoire, elle s’inscrit à l’école dentaire de Paris, préférant une profession libérale et médicale à la fonction publique. Arrivée à Paris à la fin de l’année 1927, elle y découvre l’Union fédérale des étudiants, organisation étudiante de gauche à laquelle elle adhère avant d’en devenir l’une des responsables. En 1928, elle s’engage dans les Jeunesses communistes. Vers 1930 elle rencontre un étudiant en droit, Laurent Casanova, qui milite au sein de cette organisation. Elle le fait adhérer au Parti communiste et celle qui se fait alors appeler Danielle Perini devient, par son mariage le 12 décembre 1933, Danielle Casanova.
Activité politique de l’entre-deux-guerres (1930-1939)

Vincentella se fait alors appeler Danielle et devient très vite secrétaire du groupe de la faculté de médecine. Tout en poursuivant ses études, puis en exerçant son métier dans un petit cabinet dentaire du VIe arrondissement parisien, elle rejoint le Comité central du mouvement de la Jeunesse communiste au VIIe congrès en juin 1932, puis est membre de la direction des Jeunesses communistes en février 1934, où elle est la seule femme. Elle suivit, en juin 1934, une école du parti pendant un mois et participe, en 1935, au congrès de l’Internationale communiste des Jeunes à Moscou. Face à la très rapide augmentation des effectifs de la Jeunesse communiste, le VIIIe congrès5 réuni à Marseille en 1936 la charge de fonder l’Union des jeunes filles de France. Cette organisation, proche de la Jeunesse communiste, a vocation à créer un large mouvement de jeunes filles, pacifiste et anti-fasciste. Élue secrétaire générale de l’UJFF lors de son premier congrès en décembre 1936, elle organise dans le cadre de ce mouvement des actions humanitaires vis-à-vis des républicains espagnols à l’issue de la guerre civile. Danielle Casanova jouit d’une grande autorité parmi les jeunes communistes en raison de ses qualités naturelles, de son âge, un peu plus élevé que celui de ces camarades et peut-être de ses bonnes relations avec Maurice Thorez, dont son mari Laurent Casanova est devenu le secrétaire.

 


Résistance

Lors de l’interdiction du PCF en septembre 1939, et de toutes les organisations qui lui sont liées, Danielle Casanova passe dans la clandestinité et, comme d’autres membres de l’Union des jeunes filles de France, joue un rôle important pour renouer les liens entre les militants et dirigeants plongés dans la clandestinité6 et aurait été responsable avec Victor Michaut de la propagande politique dans l’armée2. Son mari est prisonnier de guerre1 À partir d’octobre 1940, elle participe à la mise en place des Comités féminins en région parisienne2 et dans la zone occupée. Danielle Casanova maintient ses liens avec les dirigeants des Jeunesses Communistes et participe à leur implication dans la lutte armée à partir de juillet 1941. Elle influe sur la décision de nommer Albert Ouzoulias responsable des Bataillons de la jeunesse6. Elle est arrêtée par la police française le 15 février 1942 alors qu’elle ravitaillait Georges Politzer et sa femme2 : il faisait froid et elle leur apportait du charbon, elle est accueillie chez eux par les inspecteurs des Brigades spéciales qui viennent d’arrêter le couple1.
Déportation

Elle est d’abord conduite au dépôt où elle reste jusqu’au 23 mars 19421 puis emprisonnée à la prison de la Santé où elle est détenue au secret, dans une cellule qu’elle partage avec deux autres prisonnières1. Elle y reçoit comme punition une semaine de « cachot » pour avoir transmis des informations aux prisonniers masculins qui se trouvent dans l’aile de la prison en face de la sienne. Ensuite, à partir du 24 août 19427, au fort de Romainville. Elle ne cesse jamais de militer, organisant publications et manifestations clandestines au dépôt, puis au fort. Le 24 janvier 1943, elle est déportée à Auschwitz . Le train parti de Compiègne emmène dans ses « wagons plombés » 230 femmes, dont la majorité sont des résistantes. Il arrive à Auschwitz le 27 janvier Danielle Casanova y sert dans l’infirmerie du camp en tant que chirurgien-dentiste9, le précédent dentiste du camp venant de mourir du typhus et un appel ayant été lancé lors de l’arrivée des femmes au camp1. Le fait d’être dentiste du camp lui permet d’échapper à la tonte de ses cheveux, d’être correctement nourrie et habillée et de vivre dans le bâtiment chauffé où se trouve le cabinet dentaire. Ce cabinet sert à soigner les détenues de droit commun qui font régner l’ordre en terrorisant les autres déportées. Elle utilise sa place pour tenter d’obtenir aux déportées qui sont venues par le même train qu’elle des postes de travail moins durs et leur transmet de la nourriture quand elle le peut1.

En avril 1943, un forte épidémie de typhus tue de nombreuses déportées1. Le médecin-chef du camp obtient que Danielle Casanova soit vaccinée, mais cette vaccination arrive sans doute trop tard : elle tombe malade le 1er mai 1943 et meurt le 9 mai suivant

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Renommée posthume

Danielle Casanova a été décorée de l’ordre national de la Légion d’honneur à titre posthume.

Louis Aragon dès août-septembre 1943 consacre quelques vers du Musée Grévin à deux des victimes du convoi du 24 janvier, Danielle Casanova et Maïe Politzer :
Hélas les terribles semailles
Ensanglantent ce long été
Cela dure trop écoutez
On dit que Danièle et Maïe
(…) Maïe et Danièle Y puis-je croire
Comment achever cette histoire
Qui coupe le cœur et le chant10.
De la postérité d’un livre de Simone Téry à la mémoire des noms de rues et de navires
Littérature

En 1949, la journaliste-écrivaine Simone Téry publie aux éditions Hier et aujourd’hui une biographie de Danielle Casanova : Du soleil plein le cœur – La vie merveilleuse de Danielle Casanova. Ce livre est repris en français en 1961 par le Ministère de l’éducation de la République socialiste fédérative soviétique de Russie (RSFSR), à Moscou, pour servir à l’enseignement de la langue française en URSS. De nombreuses notes en russe et un index de vocabulaire franco-russe permettent aux jeunes soviétiques leur apprentissage de la lecture de : СИМОНА ТЕРИ, L’Histoire de Danielle Casanova (ПОВЕСТЬ О ДАНИЗЛЬ КАЭАНОВА)11.
Noms de rues et de bâtiments
De nombreux collèges, lycées, écoles et rues ont été baptisés de son nom après la Libération, notamment dans de nombreuses communes (soit 95 communes, dont 52 en Île-de-France) dirigées à un moment ou un autre par les communistes

Timbres-poste

Le 9 mars 1983, l’administration des PTT émet un timbre-poste à son effigie dans le cadre d’un « Hommage à la femme » à l’occasion de la Journée internationale des femmes. La dessinatrice du timbre est Huguette Sainson. Le graveur en est Georges Bétemps. C’était la première fois qu’une (ou un) résistante communiste avait cet honneur en France. Pour sa part la République démocratique allemande (RDA) avait consacré un timbre-poste à son nom dès le 22 mars 1962 dans une émission de cinq timbres en l’honneur des « personnalités célèbres de la lutte internationale contre le fascisme »15.

Danielle Casanova figure sur une pièce de 10 € en argent édité en 2012 par la Monnaie de Paris pour représenter sa région natale, la Corse.
Centenaire de sa naissance
Le réalisateur corse Magà Ettori a animé divers conférences, débats, rencontres (sur la culture corse) dont deux colloques au Sénat en 2007 : La Corse dans les médias et au cinéma, et en 2009 : Danielle Casanova, à l’occasion du centenaire de la naissance de la grande résistante. Dans ce cadre, il a rédigé – à la demande du Ministère de la Culture et de la Communication – la biographie de Danielle Casanova (publiée par les Archives nationales dans la brochure des célébrations nationales 2009). Magà Ettori est également l’auteur de Maquisarde, un hommage à Danielle Casanova. Ce chant a été interprété par Yves Duteil au Sénat et en direct sur les ondes de France Bleu le soir du centenaire

( source: wikipedia)

 

14 Proverbes corses

A bucia t’hà l’anchi corti. Le mensonge a les jambes trop courtes. (On s’aperçoit toujours d’un mensonge.)
A bocca chjusa, nè pani nè bonbucconi. Celui qui demeure la bouche fermée n’obtient ni pain ni bons aliments..
A chì l’attempa a perdi. Celui qui diffère une chose, finit par la perdre.
A chì mali vivi, mali mori. Celui qui vit mal, meurt également mal.
A chì stughji ùn perdi tempu. Celui qui étudie ne perd pas son temps.
A chì t’hà culu, tira peta. Celui qui a un cul, pète.
A chì t’hà dui casi in una ci piovi. Celui qui possède deux maisons : dans l’une il pleut.
A chì troppu si cala, u culu vi mostra. Celui qui se baisse trop, montre son cul.
A lingua ossu ùn hà e ossu tronca. La langue ne possède pas d’os, mais peut rompre les os.
A machja, ochji ùn hà ma ochji teni. Le maquis ne possède pas d’yeux, mais il voit tout.
A vita hè una affaccata di balconu. La vie ne dure que le temps d’une apparition à la fenêtre.

 

La rubrique bio-potagère de Lapin bleu: Les épinards

Le saviez-vous? Figures féminines: Murasaki Shikibu ( Japon, environ: 973-€“1025)


Murasaki Shikibu était une dame de la cour impériale du Japon, pendant l’ère Heian. Elle est l’auteur de ce qui est considéré comme le tout premier roman de l’histoire humaine : le Dit du Genji.
Son père semblait admirer son intelligence, mais se désespérait qu’elle soit « née femme ». Dans son journal intime, elle dit avoir appris le chinois en écoutant à travers la porte les leçons que son père donnait à son frère, car les femmes n’avaient pas le droit d’apprendre cette langue.

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