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Archives de la catégorie ‘peinture’

Le savez-vous? Le suicide de Cléopâtre piquée par un aspic

La mort de Cléopâtre ou le suicide pour l’honneur

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Alessandro Turchi, La mort de Cléopâtre, vers 1640
huile sur toile 255 cm x 267 cm
© [Louvre.edu] – Photo RMN

L’histoire

Après la défaîte des troupes d’Antoine et de Cléopâtre à Actium en 31 avJ.C. contre Octave, il ne reste plus aux vaincus qu’à mourir pour échapper à l’humiliation de la défaîte.

La mort d’Antoine

Cléopâtre selon la version de Plutarque dans les Vies Parallèles se réfugie dans son Mausolée alors inachevé et fait prévenir Antoine qu’elle est morte. Antoine le croit et se dit à lui-même :

 » O Cléopâtre, ce dont je souffre, ce n’est pas d’être privé de toi, car c’est dans l’instant que je vais te rejoindre, mais c’est que moi un général d’une telle renommée, je me sois montré inférieur en courage à une femme. »
Puis il demande à son serviteur Eros de le tuer ; ce dernier préfère se donner la mort plutôt que d’obéir à son maître. Antoine, alors défait sa cuirasse et se frappe au ventre avec son épée. Cléopâtre fera transporter son amant agonisant au Mausolée. Octave laissera à Cléopâtre le corps d’ Antoine pour qu’elle l’enterre selon ses volontés.

La mort de Cléopâtre

Cléopâtre tente d’abord de se tuer à l’aide d’une dague de brigand qu’elle portait à la ceinture, la plaie s’infecte et Cléopâtre y voit l’avantage de mourir sans avoir recours au suicide. Octave vient s’entretenir avec elle ; il la trouve vêtue d’une simple tunique, la beauté défaite. Cependant le charme fameux dont elle était douée et l’orgueil que lui inspirait sa beauté opèrent auprès d’ Octave. Elle lui laisse croire à son envie de vivre puis, après son départ, décide de mettre fin à ses jours. L’aspic, selon Plutarque, aurait été placé dans une corbeille de figues, dissimulé sous des feuilles. Cléopâtre en aurait donné l’ordre pour que l’animal l’attaquât sans qu’elle le sût. En enlevant des figues, Cléopâtre le vit et offrit son bras à la morsure. Puis elle fit parvenir une lettre à Octave. Il envoya aussitôt auprès d’elle ses gens :

(…) « ils la trouvèrent morte, allongée sur un lit d’or, parée de ses vêtements royaux. L’une de ses suivantes nommée Iras était en train de mourir à ses pieds ; l’autre, Charmion déjà chancelante et la tête alourdie arrangeait le diadème autour de la tête de sa maîtresse. « 
Telle fut la fin de Cléopâtre, fin « digne de la descendante de tant de rois  » selon le mot de Charmion à l’un des envoyés d’Octave.
Le tableau : La mort de Cléopâtre

Le peintre a pris quelques libertés avec la tradition historique. En effet, il rassemble dans le même tableau la mort d’Antoine et de Cléopâtre. Dans la version de Plutarque, Antoine meurt le premier, trompé par le messager de Cléopâtre. Celle-ci, privée du goût de vivre et refusant de figurer au triomphe d’Octave se suicidera quelque temps après, pour échapper à cette infamie.

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Le suicide d’Antoine

Antoine est représenté au premier plan, en bas, à gauche. Son visage est dans l’ombre, sa poitrine livide laisse apparaître le coup fatal qu’Antoine s’est porté. Le corps est montré dans son abandon. Le bras droit, touche le sol, la main est près du glaive rougi. Un soldat enveloppe dans le linceul le corps d’Antoine et regarde un militaire aux mains jointes. Les cuirasses des soldats aux couleurs chaudes, le brocard d’or du lit de parade sur lequel est étendu Antoine apportent un contraste saisissant à la lividité du torse, la blancheur du linceul, l’éclat métallique de la lame du glaive et au bleu dur de la tunique. La scène est d’une grandeur sublime ; au déshonneur de la défaîte, le héros n’a qu’une réponse à proposer : le suicide.

Le suicide de Cléopâtre

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Cléopâtre est au second plan du tableau. Elle occupe la place centrale. Elle est représentée, la tête inclinée, tenant dans sa main droite l’aspic mortifère. Ses habits, comme il sied à son rang, sont de pourpre et d’or, rehaussés de fines broderies. Ils mettent en valeur la beauté du buste, l’éclat de porcelaine de la chair, l’aréole rosée des seins. Les yeux sont mi-clos ; Cléopâtre semble glisser dans la mort avec une retenue propre aux êtres d’exception. Auprès d’elle deux suivantes. Faut-il y voir Irias et Charmion évoquées dans le récit de Plutarque ? Elles soutiennent leur maîtresse dans ses derniers instants. Une autre, à l’arrière, porte une urne, tandis qu’à l’avant, sur la droite une femme fait un geste d’adieu à Cléopâtre et une compagne essuie ses larmes.

Conclusion

Alessandro Turchi a rassemblé les deux amants dans leurs derniers instants. Unis dans la vie, ils sont côte à côte dans la mort. L’histoire ne peut séparer leurs destins : même gloire dans leur vie, même courage dans la mort. L’éclat du triomphe d’Octave aurait été augmenté par la présence des deux captifs ; le Romain, ravalant ses prétentions, devra, selon Plutarque, se contenter de faire figurer à son triomphe la statue de Cléopâtre, l’aspic attaché au bras ! L’Histoire retiendra cependant les larmes d’Octave pour la fin tragique d’Antoine, l’ admiration d’Octave pour la grandeur d’âme de Cléopâtre, le respect d’Octave pour la fin digne des deux amants qu’il fera ensevelir l’un auprès de l’autre avec une magnificence royale. Quitter la vie avec éclat est l’apanage des esprits forts ; c’est à la postérité qu’ Antoine et Cléopâtre ont légué leur geste sublime. Le tableau de Turchi en est le subtil relais.

Source: eduscol.education.fr/louvre/mort/mortcleo.htm

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Bandol: trois artistes exposent Galerie Ravaisou jusqu’au 20 novembre

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Sur les traces de Maurice Vlaminck à Rueil la Gadelière (28)

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 Maurice de Vlaminck, né à Paris le 4 avril 1876 et mort à Rueil-la-Gadelière (Eure-et-Loir) le 11 octobre 1958, est un peintre français s’étant illustré dans les courants fauviste et cubiste. Peintre de figures, portraits, nus, paysages, paysages animés, paysages urbains, intérieurs, natures mortes, fleurs et fruits, peintre à la gouache, aquarelliste, graveur, dessinateur et illustrateur, il est aussi écrivain, publiant vingt-six livres : romans, essais et recueil de poèmes.

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Sa mère pianiste et son père violoniste, Edmond Devlaeminck, émigrèrent de leur Flandre natale pour la France. Il passe son enfance au Vésinet mais surtout à Chatou de 1893 à 1905, où il réalisera ses premières œuvres. Il fait ses premières peintures vers 1893, mais gagne initialement sa vie en tant que violoniste et, parfois, en remportant des courses cyclistes. Il se marie en 1896 avec Suzanne Berly, avec qui il aura trois filles. Vlaminck est un autodidacte, qui refuse également de se former en copiant dans les musées afin de ne pas perdre ou affadir son inspiration.

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C’est en 1900 qu’il rencontre André Derain, qui restera son ami pour la vie. Ils louent d’ailleurs un studio ensemble à Chatou, dans l’actuelle Maison Levanneur, qui abrite aujourd’hui le Cneai (Centre National Édition Art Image). Ce dernier quitte l’atelier commun un an plus tard, mais il conservera une relation épistolaire suivie (les lettres de Derain furent publiées mais celles de de Vlaminck sont perdues). Derain retrouve de Vlaminck vers 1904. Cette époque (1900-1905) reste une période difficile financièrement pour le peintre, chargé de famille, et il est obligé de gratter d’anciennes peintures pour en récupérer les toiles. Par ailleurs, c’est à cette époque qu’il publie deux romans à l’esthétique décadente, voire pornographique. Cela dit, sa vraie passion reste liée à l’art primitif et au fauvisme.

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En 1905, il s’installe à Rueil-Malmaison, tandis que Derain gagne le midi, comme beaucoup d’artistes de ce temps. De Vlaminck fait le choix de rester en région parisienne, peut-être par goût, mais également probablement par manque de moyens. Il participe, cette année-là, à son premier Salon des indépendants. De Vlaminck est l’un des peintres qui font scandale lors du salon d’automne de 1905, dit « La cage aux fauves », avec Henri Matisse, André Derain et Raoul Dufy. Le marchand de tableaux Ambroise Vollard s’intéresse à son œuvre dès l’année suivante, lui achète de nombreuses toiles et lui consacre une exposition en 1908. De Vlaminck noue des liens également avec Daniel-Henry Kahnweiler, autre célèbre négociant en art. Il commence également une activité de céramiste. Il fait plusieurs expositions internationales durant ces années.

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De Vlaminck, ayant alors trois filles, n’est pas envoyé au front durant la Première Guerre mondiale. Il est affecté dans une usine de la région parisienne. À la fin du conflit, il divorce et se remarie avec Berthe Combe, qui lui donnera deux filles : Edwige et Godelieve. Il s’installe à partir de 1925 à Rueil-la-Gadelière jusqu’à son décès. Son épouse est morte en 1974.

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De Vlaminck, ayant alors trois filles, n’est pas envoyé au front durant la Première Guerre mondiale. Il est affecté dans une usine de la région parisienne. À la fin du conflit, il divorce et se remarie avec Berthe Combe, qui lui donnera deux filles : Edwige et Godelieve. Il s’installe à partir de 1925 à Rueil-la-Gadelière jusqu’à son décès. Son épouse est morte en 1974.

La Seconde Guerre Mondiale
En 1939, il préside au banquet des Vitalistes qui entendent défendre, entre autres, les pamphlets antisémites de Céline contre la loi de moralité déposée par le Sénat pour les interdire, au cours duquel est brûlé un portrait d’Adolf Hitler, « critique d’art qui s’est permis, en qualité d’ex-peintre en bâtiment, d’affirmer que tous les artistes de l’école française étaient des dégénérés ».

En novembre 1941, Vlaminck participe au Voyage en Allemagne avec Paul Belmondo, Paul Landowski, Van Dongen, Derain, André Dunoyer de Segonzac,… organisé par la Propagandastaffel, sous les ordres des officiers allemands Schnurr et Ehlmsen. Vlaminck y apparait comme « un voyou riche et anciennement roux, buté comme un paysan ». Vlaminck reçoit régulièrement à dîner chez lui à La Tourtillière, l’officier allemand Werner Lange de la Propagandastaffel et sous-directeur du Musée des Beaux Arts de Berlin qu’il a connu avant-guerre et à qui il confie sa fille pour découvrir Paris. Selon Werner Lange, qui était chargé de veiller et surveiller les artistes parisiens, Vlaminck mange mieux pendant la guerre qu’avant ! Werner laisse entendre que Vlaminck pratique le marché noir de viande.

En juin 1942, Vlaminck publie un article intitulé « Opinions Libres… sur la peinture » dans Comœdia où il accuse Picasso « figure de moine à tête d’Inquisiteur » à « l’apparence d’un monstre » d’avoir conduit de 1900 à 1930 la peinture française « dans une mortelle impasse,dans une indescriptible confusion ». (…) Vlaminck reprend ses attaques dans un second article le 5 septembre 1942 dans Comœdia « Sur la peinture…l’invention et le don », puis dans son livre « Portraits avant décès » publié en 1943 où il dit tout le mal qu’il pense de Degas, de Picasso, de Matisse…

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Pour Laurence Bertrand-Dorléac : « Si le dessein de Vlaminck avait été d’en finir à tout jamais avec le démiurge, il ratait son coup, savourant en échange des joies malsaines de la dénonciation – et de la culpabilité. Car s’il s’agissait de régler ses vieux comptes avec le chef d’une famille des modernes, dont il avait été lui-même l’enfant prodige avant de la répudier, là comme ailleurs, chacun, de prés ou de loin, avait appartenu au corps souillé en voie d’assainissement. Certes, confessait-il, Picasso a été « l’accoucheur » du cubisme ; « perversité de l’esprit, insuffisance, amoralisme. »

À la libération, le Comité National des Écrivains condamne Vlaminck à l’interdiction de publication.

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Rueil-la-Gadelière
Après la Guerre, Vlaminck vit retiré à la Tourillière. Il y meurt en 1958, et est inhumé dans le cimetière de la commune. Son buste est érigé face à la mairie de Rueil-la-Gadelière. Un circuit de randonnée à son nom permet, au cours d’un trajet de huit kilomètres, d’observer de nombreux paysages qui ont inspiré ses œuvres.

Son style en peinture
Grand admirateur de Vincent van Gogh, que son ami André Derain lui a fait découvrir, il s’en inspire fréquemment dans ses toiles de ses débuts, tant en utilisant une couleur très pure « sortie du tube » que par des effets de tourbillon. La Partie de campagne à Bougival (1905) en est un exemple frappant. Négligeant un peu les recherches de composition, il s’intéresse plus aux qualités spatiales et affectives de la couleur.

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De Vlaminck passe de l’impressionnisme au fauvisme, plus rebelle, plus débridé. Il reste surtout lui-même, unique, au cours des longues années de sa vie de peintre. La forte personnalité de Maurice de Vlaminck se traduit clairement, par sa fougue et sa robustesse, dans une peinture à la pâte grasse, généreuse, et aux touches larges et sûres.

À partir de 1907, de Vlaminck perçoit les limites du fauvisme et découvre l’œuvre de Paul Cézanne. Son graphisme va en être profondément influencé et sa palette deviendra plus sombre.

De Vlaminck est l’un des premiers collectionneurs d’art africain. Il commence l’acquisition d’objets dès le début des années 1900. Son rôle pionnier est reconnu par Guillaume Apollinaire en 191216. Cependant, cela n’influence guère sa peinture, contrairement à celle d’André Derain ou de Pablo Picasso.

(avec le précieux concours de Wikipedia, bien sûr)

 

 

Deux expositions recommandées par Maitre Renard à Hyères (83) et Argenton-sur-Creuse (36)

1/ En cours à la galerie Marie Poscia d’Hyères: les sculptures de Nicole Dubois

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2/ A partir de ce week-end à Argenton-sur-Creuse (36)

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