S'il te plaît, apprivoise-moi…

Archives de la catégorie ‘poesie’

Poésie: Le monde en 7 jours par lesécritsdeJo

Dieu créa le monde en sept jours Mais si il avait pu faire moins Il l’aurait fait, sombre crétin! Lundi étoiles célestes Et la confiture tombe sur Le mauvais côté. Mardi soleil chauffant Coup de lune froide. Mercredi était difficile Mangeur de lion et bec […]

via Le monde en 7 jours — LesEcritsDeJo

Poésie: Sillage

 

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Ecume d’un voyage annoncé
Amarres larguées
bagages abandonnés
Billet sans retour
vers l’Aventure incertaine,
celle qui se vit au jour le jour.

Dans ce sillage, pas de regrets
et encore moins de remords.
J’irai de ci, de là
pareil à l’oiseau dans le vent.
La mouette rira, le goéland
se moquera et ma barque hasardeuse
tracera son sillon: je sème
à tous les azimuts cette seule ligne droite,
sous le signe de Belzébuth!

Poésie: Etoile de mer

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A la pétillante Mary

Etoile de mer
Etoile tombée du ciel,
décrochée par désespoir,
pleure amère
des larmes trop salées.

Poésie: La Printanière par Belloue des Sources

La Printanière

Regardez-la
ravissante
portant sa petite robe
de communiante
en voile de soie

La revoici la petite fleur
charmante
qui court au jour
avec ses sœurs
dans les sous-bois

Regardez-la
cette petite anémone
avec son air sérieux
son air de madone
à qui l’on donne
sa bénédiction
le Bon Dieu sans confession

La revoici la jolie Printanière
qui sautille, pointille
éclaire la clairière
Regardez-la
douce et docile
comme une petite fille
aux pieds joints
sous sa robe de prières

Et à la tombée du soir
craignant le noir
la petite fleur
penche sa tête blanche
et remonte sa blancheur
comme un atour
tout autour de son cœur

Et cachée sous les branchages
de son couvent
comme une image
toute sage
elle s’endort en rêvant

Poésie de Belloue des Sources: Patratrac

Patatrac


Patatrac
C’est quoi, c’est qui, qui craque
C’est qui par terre
C’est qui ce cœur
Qui vole en l’air
Ce cœur qui fout l’ camp
Avant l’heure

Patatrac
Encore un corps qu’est tombé
Y a du noir qui sort des armoires
Y a des échines courbées
Y a des fleurs en couronnes,  des plaques
Des tas d’personnes
Y a des mouchoirs
Des signes de croix
Des nez qui s’mouchent
Et puis des bouches
Qui marmonnent
Des bouches
Qui n’savent pas quoi dire
Des bouches
Qui n’peuvent pas y croire
Et puis des bouches
D’au revoir
Qui préfèrent écrire

Patatrac
C’est quoi, c’est qui, qu’attaque
Encore cette maladie
Et pourquoi c’est elle
Et Pourquoi c’est pas lui
Et Pourquoi c’est pas moi
Qu’est parti
Et Pourquoi on dit : c’est la vie
Et pourquoi faut-il des jours comme çà
Pour voir qu’ici-bas
On est tout petit, tout petit
Et pourquoi, et pourquoi …

Patatrac
C’est qui, c’est quoi dans c’ tas d’sacs
Ça sert à quoi ces morceaux d’vie
Qu’on entasse
Pour quoi faire
On sait bien qu’une fois parti
Nos affaires, nos reliques
Les autres
Les ramassent,
Et puis sans attendre
S’en débarrassent
Les fourguent
Au secours catholique
A Emmaüs
Ou s’en vont les vendre
Au marché aux puces

Patatrac
Encore un corps qui bivouaque
Encore un, encore une
Qui part en avance
Pour d’éternelles vacances

Patatrac
Encore un, encore une
Encore un corps qui bivouaque
A travers ciel
Entre le soleil
les étoiles et la lune

Patatrac,
Patatrac…

Les deux premières illustrations sont des créations de Mary (blog: la valise de calibre) qui me les as envoyées pour la saint Valentin . Les photos ont été prises hier au château de Maillebois, la tanière locative de ma renarde Anne depuis 18 ans, notre tanière depuis le 7 janvier 2015. Quelle chance d’avoir vécu dans ce domaine de 300 hectares mais ce n’est rien à côté de la chance d’avoir vécu aux côtés d’Anne!

Merci à vous Belloue des Sources pour vos deux derniers textes, si justes, si délicats, brefs qui vous ressemblent tant… Merci pour les larmes qu’ils m’ont fait verser…

Poésie: « Hirondelles » d’Anne Certain

Hirondelles

 Fuseaux nus
dans l’espace atone
Virgules de patience
sur les lignes électriques
Percluses d’aube fraîche
elles rêvent

Là-bas
la mer d’acier brasé
la lumière acérée le vent spacieux
les nids d’argile suspendus
et au soir le lait bleu
de l’air
dans quoi l’on nage
et danse

Printemps des Poètes: Méandres, photo aérienne de Marc Bourbon

Méandres

Mon cerveau se perd
en conjectures, en vaines hypothèses
Mon cerveau malade
ne retrouve aucun repère

Mon cerveau circonvolue,
il erre d’hémisphère en hémisphère
et , d’impasse en impasse,
il revient toujours en arrière,
il tombe toujours sur la case
« impair et mauvaise passe »

Où donc es-tu, mon ami si fier?
Pourquoi ainsi m’abandonner?
Mes cellules grises foutent le camp par poignées,
Mes méninges se mélangent les pédales
et moi même je pédale dans la semoule.

Ca part en sucette et bientôt
je serai complètement ramolo:
Ma Muse ne me reconnaîtra plus
et ma plume tournera en rond
avant se sombrer corps et biens

Ma conscience n’a plus de tête
et glapira bientôt coin-coin.
Vieillir n’est pas qu’un naufrage
c’est un fieffé carnage.
J’ai perdu mes illusions,
mes cheveux et mes dents,
je perds la boule: c’est pas trop cool mais,
même mort,
je t’aimerai encore…

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Photo aérienne de Marc Bourbon, à retrouver sur son site 

https://marcbourbonaerophoto.wordpress.com

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