S'il te plaît, apprivoise-moi…

Articles tagués ‘belgique’

Image du jour en noir et blanc: »Bobo!… »

P1191676.jpg

Pour info, photo prise l’an passé en Belgique, à Saint Hubert si j’ai bonne mémoire. IL s’agit de sainte Julie, patronne de la Corse.

 Santa Ghjulia était native de Nonza, et contemporaine de santa Divota, c’est-à-dire sous le règne de Dioclétien, au tout début du ive siècle. Parce qu’elle refusait de sacrifier aux dieux, les Romains la torturèrent. La légende a retenu particulièrement l’un des supplices : ses bourreaux lui coupèrent les seins et les jetèrent contre les rochers, en contrebas du village de Nonza ; deux fontaines jaillirent aussitôt de la roche. Le miracle enragea ses bourreaux, qui l’attachèrent à un figuier et la laissèrent mourir dans la souffrance. Une colombe s’échappa de sa bouche à sa mort.

Cette version toutefois peu vraisemblable de la vie de sainte Julie fut soutenue par de nombreux chroniqueurs tels que Vitale, Colonna ou Fra Paolo Olivese.

Insolite: moustaches musicales à Bruxelles

 

 

 

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Ces belles bacchantes appartiennent à une confrérie belge et musicale rencontrée fin août sur la Grand Place de Bruxelles. Au poil, non?

Hymne de la Belgique: la Brabançonne

Actualités: En solidarité avec nos amis Belges!

12513941_1007963219253260_2074321933624168353_o

dd

Cartes postales d’Huy (Belgique)

280px-Belgium_relief_location_map90px-Blason-huyHistoire

La collégiale Notre-Dame
Aidée par un climat économique favorable, dû à sa situation de ville-étape de batellerie, Huy multiplie les corps de métiers. Nombreux étaient les étainiers, tanneurs, foulons, chaudronniers, menuisiers… Le corps de métier le plus puissant fut celui des orfèvres. La métallurgie hutoise remonte sans conteste très loin dans le passé (travail de l’étain depuis le VIIe siècle) et, favorisée par le Hoyoux, affluent de la Meuse, propice à l’établissement de roues hydrauliques, les forges et fourneaux connurent à Huy, dès le Moyen Âge, un âge d’or sans précédent. La technique du battage du cuivre, industrie florissante dans la cité hutoise, se répandit dans toute l’Europe dès le XIe siècle.

En 1066, l’évêque d’alors, Théoduin de Bavière, décide de reconstruire la collégiale Notre-Dame. Pour financer son projet, il demande aux Hutois la moitié de leurs biens meubles. En échange, il leur accorde la première charte de liberté d’Europe occidentale. Huy fut une des Bonnes Villes de la principauté de Liège de 985 à 1789.280px-0_Huy_-_Grand'Place_(1)

La première croisade survient 30 ans plus tard (1096-1099) et l’on aurait vu arriver à Huy Pierre l’Ermite, fondateur selon la légende de l’abbaye du Neufmoustier en 1101.

Au xiie siècle se détache la personnalité d’Ivette de Huy (ou Juette) (1158-1228) : contrainte d’épouser à 13 ans l’homme que lui avait choisi son père alors qu’elle voulait se consacrer à Dieu, elle en eut trois enfants dont un mourut au berceau. Veuve à 18 ans, défiant l’autorité paternelle, elle préféra se retirer dans un minuscule réduit accolé à l’église de Huy et se consacrer au soin des lépreux avant de se cloîtrer dans la léproserie.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Au xve siècle, le château est peu à peu transformé en véritable forteresse. Bâti sur une colline surplombant la Meuse, il fera la fierté des hutois et deviendra l’emblème de la ville. Huy est alors une ville bourgeoise de plaisir où se plaît à séjourner la Cour de Bourgogne.

Malheureusement, du fait de sa position stratégique, Huy voit sa brillante destinée se ternir et subit de nombreuses attaques. La forteresse est attaquée douze fois en trente ans. La belle cité connaît trop souvent massacres, pillages et incendies.

En l’an 1717, la destruction du « Tchestia » (château en wallon) est décidée. La destinée hutoise va alors en être modifiée. Le château-citadelle sera démonté pierre par pierre, soustraites par les citadins.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Huy connait alors enfin l’essor que ce joyau mosan méritait et les activités se multiplient : papeterie, orfèvrerie, métallurgie, etc. Au xixe siècle, l’industrialisation permit à plusieurs familles hutoises de connaître la fortune (citons Nestor Martin, les Delloye, les Godin). La Ville de Huy fut alors surnommée « La Ville aux Millionnaires ».

En 1818, la construction du nouveau fort débute. Il ne servira jamais de position d’attaque, mais nombreux sont les civils à y avoir souffert durant les guerres de 1914-1918 et 1939-1945.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Pendant la Première Guerre mondiale, l’armée allemande pris possession du Fort et y établit un camp de discipline pour ses propres troupes, réfractaires ou déserteurs. Ceux-ci y étaient soumis par leurs gardes à un régime très strict. En novembre 1918, le fort servit de centre d’hébergement pour des prisonniers russes. En 1920, l’École régimentaire du 14e de Ligne prit possession du bâtiment pour s’y installer jusque 1932. C’est alors que la Défense Nationale autorisa l’utilisation du plateau à des fins touristiques jusqu’en 1937 pour le réoccuper ensuite. Ce sont les Chasseurs Ardennais qui l’occuperont à cette époque jusqu’en 1940. Mais, dès que Liège fut prise, l’armée belge quitta le Fort de Huy, qui fut à nouveau occupé par l’armée allemande. Dès septembre 1940, le fort devint un camp de détention pour civils belges et étrangers et ensuite un bagne où séjournèrent plus de 7 000 opposants au régime de l’occupant, soit plus du double de détenus qu’à Breendonk. On y compte 1 240 français et de nombreuses autres nationalités. Il y eut également une centaine de femmes détenues dans le Fort. Les interrogatoires se passaient à la Kommandantur, dans le bâtiment actuellement occupé par l’Atelier Rock, quai Dautrebande. Les prisonniers réputés plus dangereux ou devant être soumis à un régime plus strict étaient enfermés à la prison de Huy, ce qui lui vaut aujourd’hui le nom de rue de la Résistance. Au Fort, on compte dix personnes qui y moururent de mauvais traitements et cinq y tombèrent sous les balles du peloton d’exécution. Le 5 septembre 1944, les détenus qui n’avaient pas été envoyés vers les camps de concentration en Allemagne furent libérés. La Résistance occupa le fort et, le 12 septembre 1944, le Ministère de la Justice y installa un centre d’internement pour inciviques et collaborateurs. Malgré ce rôle important que le Fort de Huy joua, il n’est toujours pas officiellement reconnu comme mémorial national, alors que Breendonk bénéficie de ce statut depuis 1947. Tous les partis démocratiques francophones ont déposé des propositions de loi en ce sens mais elles sont, jusqu’à présent, toujours à l’examen dans les commissions parlementaires de la Chambre et du Sénat. Depuis 2007, un nouvel espace détaille le parcours de vie des différentes catégories de détenus au Fort de Huy et présente des témoignages. En 2010, deux nouvelles salles seront inaugurées, l’une consacrée à Huy sous l’occupation et l’autre à la libération de la Ville dont on a fêté, en 2009, le 65e anniversaire.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le fort hollandais (1818)
De 1983 à 2009, Anne-Marie Lizin est bourgmestre de Huy. Sa gouvernance suscite de vives oppositions au cours des années 2000. Mise en minorité au sein de son parti, soupçonnée de malversations et en proie à des problèmes de santé, elle quitte ses fonctions en février 2009. Micheline Toussaint lui succède en mars de la même année. Elle choisit de laisser la place à Alexis Housiaux le 12 juillet 2010.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Cartes postales de Saint-Hubert (Belgique)

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Saint-Hubert (en wallon Sint-Houbert) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans l’actuelle province de Luxembourg.

Le site, occupé déjà par les gallo-romains, se développe grâce aux premiers clercs installés par Pépin II, puis aux bénédictins et leurs écoles internes et externes, aux pèlerinages venant d’Ardenne, de Famenne, du Lothier et de Rhénanie, mais aussi grâce au marché régional et aux foires qui accompagneront la ville naissante jusqu’aux temps modernes. Jouissant très tôt des libertés, juridictions et droits municipaux, la ville conserva son perron et ses juridictions jusqu’à l’occupation française révolutionnaire. Le Cantatorium (écrit vers l’an 1100) rapporte que la première église y fut construite par saint Materne.90px-Blason_Saint-Hubert.svg

La ville porte le titre de « Capitale européenne de la Chasse et de la Nature» depuis 1991 et elle est parfois encore appelée comme autrefois « Rome en Ardenne » en référence à l’influence internationale de son abbaye pendant 11 siècles, ses 8 prieurés et ses 2 collèges de chanoines, ses écoles monastiques renommées et son collège Thérésien, ses 130 paroisses à la collation du prélat, ses édifices religieux tels que la basilique Saint-Pierre ou l’Abbaye de Saint-Hubert… son statut de sanctuaire international, haut-lieu de pèlerinages en Europe occidentale depuis l’an 850 environ et à la politique franchement souveraine des prélats, catholiques romains convaincus, affichés et prosélytes, prétendant ne dépendre que de Rome et de l’empereur…

La ville et l’ensemble de ses sections comptaient 5 652 habitants en 2014.

Vie et légende de saint Hubert

L’église Saint-Gilles-au-Pré250px-Saint-Hubert_JPG00

Hubert de Liège, attaché à la cour de Pépin à Herstal, et contemporain également de Charles Martel, est né vers 650. Il est nommé évêque de Tongres-Maastricht vers 705. Cet évêché comprenait anciennement le territoire actuel de la province de Liège, certaines parties des provinces de Namur et de Luxembourg, une partie de Eiffel (Bad Aachen, Jülich.. ) ainsi que les deux Limbourg (belge et néerlandais). Au début, le lieu de résidence d’Hubert se trouvait à Maastricht, mais vers 710, celui-ci vint s’établir à Liège sur les lieux du martyre de Lambert et des deux « basiliques » qu’il y a déjà fait construire. Il est donc considéré par l’Église et le peuple liégeois comme le fondateur et le patron principal de leur ville de Liège. Comme ces régions étaient encore peu christianisées, il voyageait à cheval, à pied ou en bateau à l’intérieur de son évêché pour y rencontrer et parfaire l’évangélisation des personnes habitant ces contrées, ce qu’il fit jusqu’à sa mort en 727 à Fourons-le-Comte ( professeur Thys van Oudenaarde). Grand thaumaturge, les nombreux miracles rapportés par ses contemporains et réalisés tant de son vivant que sur sa tombe en l’abbatiale Saint-Pierre de Liège, lui valent d’être « élevé sur les autels » par l’Église, Hubert est donc déjà canonisé le 3 novembre 743. À cette occasion, sa tombe est ouverte en présence de plusieurs évêques, de nombreux seigneurs et pèlerins, du roi Carloman lui-même : son corps et ses vêtements épiscopaux sont découverts parfaitement intacts (évêque Jonas d’Orléans, Vita prima)

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Patron des forestiers, des bûcherons et des chasseurs, Hubert est d’abord et avant tout le patron des Ardennais qui reconnaissent en lui , leur saint protecteur depuis le 9° siècle. Depuis cette époque, la supplication pour la protection et les résultats d’une bonne chasse, l’offrande des prémices de la chasse s’est faite de manière tout à fait naturelle et spontanée par les seigneurs locaux et régionaux, la protection des activités quotidiennes des artisans, celle des récoltes et l’offrande des prémices de celles-ci par l’ensemble de la population ardennaise montant en pèlerinage au tombeau du saint, ont confirmé l’attachement et le choix des ardennais.

Les Croix banales instituées par l’évêché de Liège quelques décades plus tard et qui conduisaient les paroisses chacune à leur tour par doyenné ou chrétienté de Graide, Behogne, Bastogne, Famenne, Ardenne, Houille, Semois, Paliseul, Givet…, bannières et croix de procession en tête, à pied, en char à bœufs en famille et par paroisse, accompagnés de leur clergé et ce, jusqu’à l’abbaye, apportant offrandes et dons. Elles ont perduré jusqu’à la fin de l’ancien régime… Ainsi les moines s’étant vu réquisitionné leur charroi par l’occupant français et toutes processions et pèlerinages étant interdit, ils ont pu organisé la récolte des fromages de croix grâce aux « fourgons de la République »… Quelques grands pèlerinages pédestres subsistent encore…180px-0_Abbaye_St-Hubert_100410_(1c)

Depuis le XV° siècle, la Vita V, écrite sans doute par Hubert le Prévost pour Philippe le bon, grand chasseur et prince de sang royal, prétend faire d’Hubert le fils de Bertrand, duc d’Aquitaine, grande province de France, marié à Floribane, fille du comte de Louvain (comté qui n’existe pas encore mais qui sera un des premiers fiefs des Bourguignons chez nous et qui est à l’origine du duché de Brabant) : se proclamant de la descendance d’Hubert de Liège et par ce lignage, posséder les mêmes pouvoirs qu’ Hubert, à savoir guérir la rage, protéger chasseurs, chevaux et limiers à la chasse, accorder le répit aux malades et aux personnes mordues qui ne devront plus se rendre à Saint-Hubert, aussi, pour lui, il est donc extrêmement important qu’Hubert ait eu une descendance, dont au moins un fils ! Son choix tombe sur saint Floribert, le successeur d’Hubert à l’épiscopat. Floribert, déjà fils spirituel d’Hubert, devient ainsi pour le conteur, un fils selon la chair et son ancêtre personnel.

260px-Saint-Hubert_JPG02

Depuis cet épisode, la vie et la légende d’Hubert s’entremêlent : aujourd’hui, elle rapporte toujours qu’Hubert, « attaché à la cour d’Austrasie mais fils de Bertrand, duc d’Aquitaine, marié à Floribane, fille du comte de Louvain, chassait un Vendredi Saint… il fit la rencontre d’un cerf magnifique portant un crucifix lumineux au milieu de ses bois. » Le Christ l’appelle à la conversion et à vouer sa vie à l’évangélisation : « Jusques à quand cette vaine passion te fera-t-elle oublier le salut de ton âme ? » De retour à Herstal, puis à Maastricht, Hubert devient disciple de Lambert et entame un pèlerinage à Rome. Encouragé par le pape Serge I, celui-ci apprenant l’assassinat de Lambert, choisit et sacre Hubert comme nouvel évêque de Tongres-Maastricht. C’est à cette occasion qu’il aurait reçu de saint Pierre lui-même les clefs de Saint-Hubert pour protéger hommes et bêtes et qu’un ange lui aurait apporté la sainte étole toujours vénérée et imposée contre toutes rages et spécialement les personnes mordues par un animal enragé. Ces clefs dites de saint Hubert, son cornet et les effigies des saint Pierre et Hubert ont été de tous temps représentés dans les armes de l’abbaye. Le cornet reste le souvenir emblématique du pèlerinage hubertin parmi tous les « béatiles » emportés par les pèlerins, comme la coquille reste celle des pèlerins de Saint-Jacques pour Compostelle.

280px-Saint-Hubert_JPG02d

( Avec le précieux concours de Wikipedia)

Nuage de Tags