S'il te plaît, apprivoise-moi…

Articles tagués ‘contes’

Conte Cherokee: L’Histoire de deux loups par Mari (blog La Valise de calibre)

 

L’histoire de deux loups 

par La valise de calibre

Un soir d’hiver, un vieil homme de la nation Cherokee se réchauffe doucement au coin du feu alors qu’entre brusquement Tempête-de-vent, son petit-fils. Il est de nouveau très en colère. Son jeune frère s’est montré encore injuste envers lui.

« Il m’arrive aussi, parfois, dit le vieillard, de ressentir de la haine contre ceux qui se conduisent mal et surtout qui n’expriment aucun regret. Mais la haine m’épuise, et à bien y penser ne blesse pas celui qui s’est mal conduit envers moi. C’est comme avaler du poison et désirer que ton ennemi en meure. J’ai souvent combattu ce sentiment, car j’ai appris que la bataille entre deux frères, comme à l’intérieur d’une même nation, est toujours une bataille entre deux loups à l’intérieur de soi. »

« Le premier est bon et ne fait aucun tort. Il vit en harmonie avec tout ce qui l’entoure et ne s’offense pas lorsqu’il n’y a pas lieu de s’offenser. Il combat uniquement lorsque c’est juste de le faire, et il le fait de manière juste. »

« Mais l’autre loup, hum…. Celui-là est plein de colère. La plus petite chose le précipite dans des accès de rage. Il se bat contre n’importe qui, tout le temps et sans raison. Il est incapable de penser parce que sa colère et sa haine prennent toute la place. Il est désespérément en colère, et pourtant sa colère ne change rien. »

« Et je peux t’avouer, Tempête-de-vent, qu’il m’est encore parfois difficile de vivre avec ces deux loups à l’intérieur de moi, parce que tous deux veulent avoir le dessus. »

Le petit-fils regarde attentivement et longuement son grand-père dans les yeux et demande : « Mais lequel des deux loups va gagner, grand-père ? »

Le grand-père cherokee sourit et répond simplement : « Celui que je nourris. »

 

 

Histoire tirée d’un conte traditionnel Cherokee

Histoire lue sur « VOTRE VIE VOTRE CHOIX« , un blog riche d’enseignements sur les choix de la vie et un blog que j’apprécie beaucoup.

Mari


Six histoires gore à ne surtout pas mettre dans les mains des enfants

N2-Journal-Gustave-Dore-Le-petit-poucet-preview-contes

Prendre du temps avec vos enfants pour leur raconter de jolies histoires, c’est bien. Mais vous vous demandez parfois d’où vous vient cette jubilation à tirer sur des monstres dans les jeux vidéos et à voir des têtes tranchées dans « Games of thrones ». Ne cherchez plus : ça vient de très loin, du temps où vos dents de lait poussaient encore et vous réclamiez en battant les cils tous les soirs : «Maman! Raconte-moi une histoire!». Car, oui, c’est bien dans les contes pour enfants qu’on trouve du gore, du terrible et de l’amoral. Y’a qu’à voir…

  1. Abandon et Perversion: Hansel et Gretel (frère Grimm)
    Ca commence par un classique abandon dans la forêt noire et bondée de loups. Un abandon par qui? Tout bonnement par leur chère et tendre petite maman. Ensuite, poussons la perversion à son comble: Gretel, la petite soeur, doit travailler dur pour mettre à exécution le plan de la marâtre propriétaire de la maison en pain d’épice. Le plan en question? Une broutille: engraisser son propre frère pour qu’il soit cuisiné à la marmite. La petite soeur devra assister à la scène bien sûr. 
  2. Joie de la fraternité: Les Trois petits cochons (conte traditionnel)
    Les frères cochons qui passent rapidement de 3 à 1. Voir ses propres frères se faire dévorer par un loup ou voir ses parents se faire couper à la tronçonneuse (Dexter), finalement, c’est plus ou moins la même chose non?
  3. De l’hémoglobine toujours: Barbe Bleue (Charles Perrault)
    Voilà un peu ce qu’on raconte aux petites filles: Vous épousez un homme respectable. Pas besoin de chercher un logement, il a déjà tout ce qu’il faut. Il part en voyage d’affaires. Vous en profitez pour faire le tour du propriétaire, vous ouvrez une porte que vous n’étiez pas sensée ouvrir et là, charmante petite découverte: du sang du sol au plafond et des femmes égorgées. Franchement pourquoi interdire Dexter à vos enfants?
  4. Des joies de la famille recomposée: Cendrillon (Charles Perrault)
    Avant d’être repérée par le Prince Charmant, on peut dire qu’elle en a bavé la pauv’ fille. Déjà elle commence par assister au dernier soupir de sa gentille maman. Et puis pendant une bonne quinzaine d’années, elle doit cravacher de l’aube à la nuit tombée pour finir par devoir dormir au fond de la remise dans les cendres alors que ses demi-soeurs se la coulent douce.
  5. « Maximum humiliation »: Le Vilain Petit Canard (Hans Christian Handersen)
    Pauvre canard qui commence également sa vie en assistant au massacre de sa mère par un chasseur. Il se fait recueillir par une cane qui le trouve tellement moche qu’elle ne trouve rien de mieux que de l’abandonner. Voilà: tu n’as plus de parents? tu es moche? ben…. débrouille-toi tout seul mon gars!
  6. La tristesse ultime: La petite fille aux allumettes (Hans Christian Handersen)
    Pour les enfants au coeur bien accroché. Certes, pas de sang ni de violence dans ce conte mais une tristesse continue et une fin des plus tragiques. Voyez plutôt: un soir de la Saint Sylvestre, une petite fille erre dans le froid pieds nus (on lui pique ses chaussures dès le début du conte) et le ventre vide. Elle n’ose pas rentrer de peur de se faire battre par son père. La magie du conte? Dès qu’elle craque une allumette, elle voit des scènes heureuses de sa vie. Arrive le moment où elle n’a plus d’allumette alors que se passe t’il ? Et bien elle meurt tout simplement de froid. Chienne de vie.

Source: Topito

Illustration: Gustave Doré

Nuage de Tags