S'il te plaît, apprivoise-moi…

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Agenda critique de mars: ( contribution n°6) Vincent

 

Vincent

Dans la maison jaune,
Je suis enragé:
rien ne me calme,
rien ne m’apaise:
hold up crève-coeur!

Qui me vrille le ventre?
Je n’en peux plus.
Qui explose mes tempes?
Ma tête brûle.
Ras-le-bol de ce casse-tête,
de ce remue-méninges!

Je suis aveuglé:
rage de flammes
cacophonie
Tonnerre fulgurant.
Je ne veux pas t’entendre
et je n’entends que toi.

Merde, maudite oreille
Va au Diable,
Va te faire foutre:
Oreille, tu m’entends: je te hais!

Oreille maudite,
va-t-en au diable!
Inutile de faire la sourde…

C’est toi ou moi.

+++

Je n’aurai jamais la paix.

Le mal me laboure

Au secours!


https://maitrerenardinfo.wordpress.com/2017/03/23/agenda-critique-…ution-n6-vincent/

Agenda critique de mars:( contribution n°4): La marotte

 

Marotte

 
Marotte, Marotte, ma douce amie,
Dis-moi donc lequel des deux
est le plus cinglé,
le plus baltringue,
le plus taré?

Plus  berlaud qu’un bernard l’hermite,
plus dingue qu’une tringle à rideaux, qu’ une pince à vélo,
plus dément qu’un asticot alcoolique,
encore plus con et plus barjo que ça…

Je suis marteau
à s’en péter les noyaux,
à sucer  les sot-y-laisse
à en claquer son dentier
à jouer à cache-cache et à colin-maillard
avec des trompe-la-mort rabat-joie,
jouant du biniou, du prêchi-prêcha,
ou dansant le fox-trot sous des ex-voto.

Je sais: il n’y a pas photo
juste un autoportrait,
un selfie géant:
J’ai gagné, j’ai gagné!
C’est bien moi le soi-disant Roi.
Au comptoir des Fous, on peut compter
sur moi. J’ai droit au bonnet à grelots,
à la collerette de bouffon, à ses chaussures pointues.

C’est bien moi le Prince des pince-sans-rire;
je ne pourrais pas faire pire
à moins que…

Image

Image du jour: « Elle me rend dingue cette souris… »

Agenda critique de mars: contribution n°3: Ouf de ouf et Mat!

 

Oui, oui, je suis le Fou,
le Mat, le Maudit,
le vagabond, le va nu-pieds,
le sans-abri.

Oui, oui, je n’ai plus pour compagnons
qu’un chien errant et qu’un bâton-baluchon

Je ne suis plus rien, même pas l’ombre de tes reins
depuis que tu m’as mordu dans le cou,
depuis ce baiser en songe: tu m’as envoûté,
changé en statue de sel

et mon esprit s’est envolé vers les Carpathes
ou la Transylvanie.

J’ai le cerveau à l’envers
et le reste à l’envi.
Je pleure, je ris, je pleurésie.
Je marche sur la tête,
pirouette, cacahuète.


Si je meurs, ne m’en veux pas:
ce sera de bonne heure
et personne ne le saura,
même pas moi.

As-tu empoisonné mon âme
qui depuis lors rame
quelque part en Purgatoire?
je suis prisonnier du Paradis.

Je m’en vais vers nulle part,
sans espoir
mais que douce est cette souffrance,
pardi!

Je plume un aigle, un dindon,
un ange pour t’offrir ces mots
trop parfaitement imparfaits,
pauvres fruits défendus:
qui l’eût  crû?

Car tout ça, jamais tu ne le sauras;
Je suis fou à lier, à délier, à relier
et jamais personne ne pourra
me délivrer de ce mal que tu ne m’as
pas fait. 

Tu es ma folie.

Laissons la sagesse aux sourds-muets,
aux aveugles et aux pisse-vinaigre,
patin couffin…
Ouh là là, ouh là là…

Oh non, pas ça, par pitié, pas ça…
Encore, encore…!!

https://maitrerenardinfo.wordpress.com/2017/03/19/agenda-critique-…uf-de-ouf-et-mat/

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