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Interview expresse de Louis Imbert pour l’exposition « L’eau de la montagne à la mer »au Pradet (Var)

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Maitre Renard: Pourquoi cette thématique « L’eau de la montagne à la mer » présentée jusqu’au premier juin à la bibliothèque municipale Pauline Roland au Pradet (Var) ?

Louis Imbert: L’eau est source de vie. Tout au long des civilisations, l’homme s’est installé près de l’eau: au bord des mers, lacs, fleuves, rivières…

En tant qu’artiste, j’ai toujours été attiré par cet élément, sous toutes ses formes. 

De la brume à la glace, d’un mince filet d’eau se forme vite un ruisseau, qui à travers la montagne, de cascades en cascades , chemine en rivière pour finir sa course dans les transparences de la Méditerranée. Sujet qui est développé dans cette exposition.  

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Maitre Renard: Vous représentez l’eau de manière très esthétique: que représente l’eau pour vous?

 Louis Imbert: La beauté de l’eau est liée à la transparence, au mouvement, à ce qu’elle peut procurer visuellement. Elle résonne profondement en moi , archaïque, primitive, celle de la source de la vie. Quand j’observe la société telle qu’elle est et qu’elle se profile à l’horizon, mon plus grand désir est de revenir à une nature sauvage à partir de laquelle je prends tous mes points d’appui. Dans notre environnement, cette part sauvage se réduit de plus en plus, d’où ce désir fort, nécessité absolue de la préserver en montrant toutes ses beautés et son pouvoir régénérant.

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Maitre Renard: Pour vous, c’est notre environnement qui est en danger et dont vous vous faites à votre façon lanceur d’alerte par vos peintures? 

Louis Imbert: Oui Absolument. Je montre la Nature telle que je la ressens. Je montre aussi sa fragilité et le risque qu’elle puisse disparaitre à cause la bêtise humaine. J’ai peint des coins de natures au Pradet qui n’existent plus aujourd’hui.
« L’eau dangereuse » évoque la conséquence de l’inconscience humaine . La nature réagit mal aux mauvais comportements humain. Elle répond par des catastrophes, comme des inondations.

 

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Et pour « Mer fatale », qui représente quelqu’un qui se noie, voyant s’enfuir tout espoir de sauvetage, le désespoir est grand, face à une Méditerranée qui devient un immence cimetière marin. Tous ces gens qui s’y noient, est quelque chose de très bouleversant et très douloureux pour moi. Il y a cependant une infime lueur d’espoir dans mon personnage qui tend la main.

 

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Maitre Renard: Est-ce que la peinture suffit pour alerter et faire prendre conscience?

Avez-vous remarqué qu’aucun être humain n’est représenté dans toutes ces peintures, excepté la main tendue désespérément?
Louis Imbert: J’espère que oui. Sur le plan individuel, cela peut avoir un effet boule de neige du moins je l’espère! Comme dans la théorie du colibri développée par Pierre Rahbi, à chacun de faire sa part.
Mon travail représente ce que je ressens face à la Nature. C’est juste mon regard. Il n’y a pas d’humains dans ces oeuvres.
Dans ce cas précis, la nature intacte, vierge, sauvage, se suffit à elle même.
Telle qu’elle est ici représentée, elle me rassure.

 

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Maitre Renard:  Quel est le mot qui vous a le plus touché sur votre livre d’or?

Louis Imbert: Dans l’ensemble les gens sont très impressionnés par la manière de traiter le sujet tant au niveau de la forme que du fond. Il y a une formule que je répète souvent et que je tiens pour règle: « La peinture doit tenir de près ce qu’elle promet de loin. Il est bon de prendre du plaisir quand on s’approche d’elle, et de le faire partager au public. J’espère y être parvenu dans cette exposition.

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0001a Expo Bibliothèque Gouache Gioberney 41 cm x 31 cm _resized

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Nouvelles de l’Extrême n°6: L’arnaque au muguet

L’arnaque au muguet 

S’il y en a qui ne chôment pas le jour de la Fête du travail, ce sont bien les vendeurs de muguet. Pasimages-84 moyen de trouver un journal ou de prendre un bus mais les escrocs de tous poils et de toutes les clochettes vous attendent de pied ferme à chaque coin du bois et de rue. Ce jeudi-là, justement, place Flamencq, le lei pérore de cette commune on ne peut plus tranquille du Var qui devise fièrement sur ses armoiries « Semper supra det » (latin: Qu’elle donne toujours davantage), pas moins d’une demi-douzaine de revendeurs de muguet! Pas tous à la sauvette, loin de là. Pour images-87moitié, il s’agissait de fleuristes du crû offrant des compositions haut de gamme aux meilleurs emplacements, ayant embauché exceptionnellement leurs enfants en renfort pour augmenter sensiblement leur argent de poche et concurrencer les « sauvages », les « gagne-petit » traditionnels qui ne font une activité commerciale que ce jour-là. Bref, de pauvres amateurs revendant avec une marge dérisoire des brins de 2ème,  voire de 3ème ou 4ème choix , parfois agrémentés d’une rose de leur jardin ou cueillie dans un jardin public , le tout emballé  à la diable dans un cornet de papier aluminium.  

Ces amateurs étaient au nombre de trois, en fait trois groupesimages-88 et associations cherchant à remplir leurs caisses et, à tout le moins, de s’offrir un coup, histoire de n’être pas venus pour rien. Le premier de ces groupes se présentait comme un club à vocation humanitaire « Ensemble unis dans un projet » , à savoir récolter des fonds pour équiper un orphelinat du sud Soudan. Deux mères avaient recruté leurs bambins de cinq à dix ans, les envoyant racoler le client avec leur sourire angélique. Le muguet était à peine ouvert mais les prix fort raisonnables et comment résister à ces grands yeux si charmants? 

images-91Ce premier groupe s’était installé armes et bagages, cartons sur lesquels on avait agrandi des articles de presse, bassines en plastique et tréteaux improvisés au pied de la fontaine centrale. A sa gauche, trois militants du PCF, avec faucille et marteau recomposés en légumes secs,  rappelaient que leurs camarades n’étaient pas tout à fait morts, même si la lutte finale avait blanchi leurs cheveux et terni leurs convictions d’un autre siècle.

Quant au dernier groupe, à la droite de la fontaine, il s’agissait du chic Lion’s club  qui faisait sa B.A. au nom d’enfants images-92autistes de l’hôpital de la commune voisine. Le face à face avec le PCF n’eut pas lieu, les représentants de la France d’en Haut et celle d’En-bas et de ce qui restait de la classe ouvrière se tournant manifestement le dos. Ces derniers avaient squattés un abri-bus et invitaient mollement à une souscription pour perfuser une trésorerie moribonde. 

Les rombières dûment chaussées de lunettes Chanel avec leur pin’s bleu et or en profitaient pour se donner rendez-vous au tournoi de bridge, positionnées bien sur sur le créneau BCBG. 

Je n’avais pas la moindre intention de bosser un jour pareil. Il eut été paradoxal de le faire ce jour-là alors que je passais le reste de l’année à cultiver le poil qui était poussé dans ma main le jour de ma naissance.

Pourtant, je repérai vite que le haut de la place et son église images-90n’était occupée par personne alors que la boulangerie, le caviste, la supérette et les deux cafés avec leurs terrasses accueillaient la populace prête à profiter de tous les ponts du mois de Marie, voire à poser des congés pour faire un viaduc jusqu’au 12. Après, il y aurait  les mouvements étudiants , les fonctionnaires en colère, les postiers mécontents et autres défilés de sempiternels râleurs parfaitement rodés à préparer les vacances et à profiter du retour du soleil sous les prétextes les plus divers et les plus variés.

Unknown-14Alors je m’accordai une dérogation à mon devoir de paresse. Je subtilisai une cagette de beaux brins matais à l’arrière de l’estafette d’un fleuriste ainsi que deux belles compositions et m’improvisai marchand du temple à la sortie de la messe . En moins d’une demi-heure , j’avais tout fourgué au meilleur prix avec un bénéfice net de 350 euros: qui dit mieux ? J’eus l’idée de renouveler l’opération à Toulon en consultant l’horaire des messes à la cathédrale mais cela aurait demandé un nouvel effort. Je ne m’accordai pas une seconde dérogation et décidai plutôt de m’offrir un repos bien mérité pour le reste de la journée.

J’en avais même oublié de m’en garder un brin. Que cela ne tienne. Une fois l’office fini, j’allais en cueillir un bouquet au pied de la statue de la madonne. Retour à l’envoyeur en quelque sorte… J’y ajoutai une fleur d’arum orangé , histoire de ne pas être dérangé par les revendeurs amateurs. Et voilà le travail ! 

Météo méditerranéenne : dimanche dernier, plage de La Garonne au Pradet (Var)

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Le Pradet : demandez le programme de janvier!

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