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Cartes postales: les jardins de Vaux-le-Vicomte (77)

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Le château de Vaux-le-Vicomte, situé sur le territoire de la commune française de Maincy (Seine-et-Marne), à 50 km au sud est de Paris près de Melun est un château du xviie siècle (1658-1661), construit pour le surintendant des finances de Louis XIV, Nicolas Fouquet.

Ce dernier fit appel aux meilleurs artistes de l’époque pour bâtir ce château : l’architecte Louis Le Vau, premier architecte du roi (1656), le peintre Charles Le Brun, fondateur de l’Académie de peinture (1648), le paysagiste André Le Nôtre, contrôleur général des bâtiments du roi (1657) et le maître-maçon Michel Villedo. Leurs talents avaient déjà été réunis par le jeune Louis XIV pour construire des ailes au château de Vincennes en 1651-1653. Le roi refera appel à eux pour construire le château de Versailles, celui de Vaux-le-Vicomte servant alors de modèle.

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Le château, chef-d’œuvre de l’architecture classique du milieu du xviie siècle, est aujourd’hui la plus importante propriété privée de France classée au titre des monuments historiques, depuis son achat en juillet 1875 par Alfred Sommier qui y fit œuvre de mécène, poursuivie par ses descendants.

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En 1653-1654, Nicolas Fouquet charge André Le Nôtre de modifier le jardin préexistant.

Le chantier commence par des travaux d’adduction d’eau et par la canalisation d’une rivière.

Le « parterre de la Couronne » est allongé, rendant ses différentes parties dissymétriques. En 1655, les trois parterres situés devant le château sont agrandis et remodelés. En 1655-1656, Poussin est appelé pour travailler à la décoration du jardin, alors que les termes sont en cours de réalisation en Italie.

En 1656 débute la construction du château. En 1656-1657, Daniel Gittard poursuit les travaux. Le bassin carré et l’allée centrale sont alors aménagés, tandis que s’achève la construction de la grille d’eau. En 1658-1660, la cascade est construite. Des travaux ont lieu à l’emplacement de l’actuel grand canal, les grottes sont sculptées.

En 1660-1661, les termes de la grille d’entrée sont sculptés par les ouvriers du château.

Tout s’arrête avec l’arrestation de Fouquet à Nantes le 5 septembre 1661.

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Les jardins situés au Sud du château sont remarquables par leurs dimensions et leur style. Les arbres taillés, les bassins, les statues et les allées bien ordonnées en font un jardin à la française.

Pour les dessiner, son concepteur, Le Nôtre, utilise les effets d’optique et les lois de la perspective; le rouge des « broderies » et des parterres est fait de brique pilée.

L’arrivée au château se fait par un alignement bilatéral de 257 platanes. Les deux lignes d’arbres sont très proches de la chaussée puisqu’ils sont éloignés de seulement six mètres. Avec la grosseur des fûts des arbres, cela provoque un « effet de tunnel » impressionnant ; cet alignement long de 1 400 mètres est classé monument historique.

Le jardin se compose de trois parties :

la première comprend une cour et une avant-cour ;
la deuxième part du château et s’arrête aux petits canaux ;
enfin, la troisième partie est constituée de ce qui est situé au-delà des petits canaux.

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Le jardin est marqué par une perspective ralentie : plus les éléments du jardin sont éloignés du château, plus ils sont longs ou hauts. Ainsi, le parterre de « broderies » est trois fois plus petit que le parterre de gazon situé au bout du jardin. De même, le bassin carré est huit fois plus grand que le Rond d’Eau. Les sculptures proches du château sont trois fois moins hautes que les termes des grottes.

Ce procédé permet d’« écraser la perspective », de rendre le jardin plus petit qu’il n’est en réalité, est utilisé en France dès les années 1630, mais Le Nôtre l’amplifie.

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L’avant-cour est séparée de la route par un ensemble fait de grilles et de termes; deux portails situés sur la grille ne servent pas d’entrée, car c’est par la grille centrale, plus modeste, que l’on peut accéder au parc.

La grille est dotée de huit piliers surmontés de bustes à double face de dieux grecs, de faunes et d’allégories des saisons, sculptures qui font écho aux termes situés dans la grotte du jardin.

Les termes sont utilisés en extérieur à partir de l’Antiquité et placés dans les jardins à partir du xvie siècle. Actuellement douze d’entre eux sont au château de Versailles.

La clôture permet de bien voir non seulement le château, mais aussi, le salon ovale n’étant fermé que de grilles, la perspective « traversante » qui mène au fond du jardin (1 800 mètres).

Les jardins qui s’étendent à partir du château se composent de terrasses avec des parterres et rien, sauf les cônes végétaux dont la hauteur s’est accrue à la fin du xixe siècle et le début du xxe siècle, ne vient troubler sa dominante horizontale.

Les parterres de « broderies », les plus proches du château étaient considérés à l’époque de Fouquet comme l’ornement le plus noble d’un jardin ; leur première utilisation date de 1595 pour le château de Saint-Germain-en-Laye.

L’état actuel des broderies est une reconstitution du xxe siècle, plus ou moins fidèle : les rinceaux étaient plus fins, du sable jaune contrastait avec des gravillons de charbon, et les bordures des parterres étaient plus fines. À droite des parterres de broderie se trouve un parterre de fleurs qui se trouve excentré.

André Le Nôtre préférait le gazon, moins sujet aux saisons; l’état actuel est récent, le parterre ayant été recouvert de gazon puis fleuri de nouveau.

Le Parterre de la Couronne, à gauche, comporte une couronne royale dorée située au centre d’un bassin, en hommage au Roi, dont la chambre du rez-de-chaussée se situe lui aussi dans la partie gauche du parc. Ces deux parterres sont dissymétriques par rapport à l’axe central du jardin.

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En 1891 Alfred Sommier fit installer au-dessus du Bassin de la Gerbe une reproduction de grand format par Tournois et fondue par Thiébaud, du célèbre Hercule Farnèse, qui constitue le point de vue final de la longue perspective axiale ; cette statue monumentale en plomb doré haute de 7 mètres aurait été apportée par 40 chevaux ; il constitue une allusion allégorique à Fouquet, qui se place ainsi dans la lignée d’un personnage mythologique qui passe pour un bienfaiteur de l’Humanité.

Certains soirs d’été Vaux-le-Vicomte est illuminé par des milliers de bougies disposées sur la façade du château et dans le parc, où jouent parfois des musiciens.

Le château et son parc sont la cinquième destination touristique du département de Seine-et-Marne, avec une fréquentation en 2008 de 261 000 visiteurs, en hausse de 2 % par rapport à 2007.

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                                   ( source texte: Wikipedia)

Qui était Nicolas Fouquet « l’écureuil » ?

écureuil galerie

 

Nicolas_Fouquet

Il a pour mission de renflouer les caisses et il collabore avec Jean-Baptiste Colbert, l’intendant privé de Mazarin. A la mort de ce dernier en mars 1661, Fouquet devrait logiquement succéder à Mazarin en qualité de Premier Ministre, mais Louis XIV, âgé de 22 ans, décide soudain de supprimer cette fonction du gouvernement, et d’en prendre le contrôle pour gouverner seul.

Colbert, calculateur et jaloux de la réussite de Fouquet, en profite pour l’accuser auprès du roi d’avoir détourné des millions (en réalité, volés par Mazarin), afin de déclencher sa disgrâce. Malgré les avertissements de ses amis, Fouquet ne soupçonne rien de ce qui se trame dans son dos.

Le 17 août 1661, alors qu’il offre au roi une réception somptueuse mêlant promenade, souper, comédie et feux d’artifice enchanteurs, la chute de Fouquet est imminente. Cette nuit-là, Louis XIV, manipulé par Colbert, a déjà décidé de jeter Fouquet en prison. A ce propos, Voltaire aura ces mots célèbres :

« Le 17 août, à 6 heures du soir, Fouquet était le roi de France ; à 2 heures du matin, il n’était plus rien. »

Fouquet_Challain

Fouquet est arrêté à Nantes trois semaines plus tard par le capitaine des mousquetaires, d’Artagnan, et il est déféré devant une cour d’exception. Le « procès du siècle » traîne mais finit par tourner à son avantage : les juges votent son bannissement, c’est-à-dire la liberté hors du royaume.

Mais le Chef de l’Etat intervient alors, utilise son droit de grâce, brise la sentence des juges et décrète la prison à vie. Fouquet est envoyé à la prison de Pignerol où il meurt le 23 mars 1680.

De la réussite fulgurante de Fouquet, il reste Vaux-le-Vicomte, monumental objet de passion et d’audace dans lequel le surintendant s’était tant investi.

Unknown

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