S'il te plaît, apprivoise-moi…

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Poésie: Mer fatale

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Mer fatale

A Dieu

Je me noie.
Plus personne ne me voit
La si lumineuse Méditerranée
sera mon linceul.

Je vais bientôt rouler,
pantin désarticulé,
dans les vagues moqueuses
au fond de l’Océan
ou jusqu’à une plage indifférente,
échoué comme une méduse éclatée.
Les goélands crèveront mes yeux.

Je n’aurai ni papiers,
ni identité,
et comme les autres immigrés
j’aurai tout échoué,
dans l’indifférence noire des ténèbres.
Même plus humain.

J’ai eu beau hurler à la lune
et aux étoiles, mon cri
n’a pas percé la nuit.
Je vous salue,
Je tire ma révérence,
à jamais je disparais.

La main du Destin sur moi se referme, fatale..

A Dieu vat ! Inch Allach !

Poésie: Rêvons ensemble

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Rêvons ensemble

 

Nos songes en partage, nos rêves en commun
hier comme demain.
Loin, jamais vraiment,
tant que nos esprits
ensemble communient,
tant que fusionnent nos univers,
tant que nos souvenirs nous éclairent.

Rien n’est plus fort que la prochaine fois.
Le temps est suspendu et n’existe pas.
Le passé est en mode replay
l’avenir voyage à l’envers.

Mêlons nos rêves et nos cheveux,
imaginons à qui mieux mieux
que nous bâtissons des ponts entre les iles.
Volons de conserve à tire d’ailes ,

escaladons les arc-en-ciel,
caressons les oiseaux de Paradis,
Retournons dans les vertes prairies enfantines,
les tendres prairies où tous les jours
on se redit « Oui ».

flygande-kvinnor

Poésie : Sans Toi

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Sans Toi

Sans toi, le monde n’a plus de toit,
l’univers est sans foi ni loi
Sans toi, Pierrot a perdu ses plumes
et sa Muse ne s’amuse plus.

Sans toi, tout est pareil,
insipide, parallèle,
les fleurs n’ont plus d’odeurs,
les épices plus de goût ni saveurs.

Sans toi, j’ai perdu mon âme
et ne suis plus qu’un pauvre Diable
qui s’ennuie à tous les anges déchus
qui s’ennuie à vivre une éternelle nuit:
c’est long, tu sais, de vivre sans moitié…

Sans Toi, c’est un mauvais poisson d’avril,
une triste blague qui dure, un cauchemar éveillé
qui bousille mes vers, canards boiteux.
Je chante faux désormais, je beugle aux étoiles
les corbeaux rient de moi, les goélands itou:
doucement je pleure et ne crains que pour Toi.

***

Avec l’aimable autorisation de Marc Bourbon pour la photo

Apprécier son travail de photographie aérienne sur son site

marcbourbonaerophoto.wordpress.com

Poésie: Marennes

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Marennes

Inutile d’ouvrir toutes les huitres
de Marennes et d’Oléron,
inutile d’inspecter chaque coquille
creuse, chaque claire affinée,
Pas besoin de se faire ostréiculteur
de ratisser bassin après bassin,
J’ai tout sous la main:
ma Reine,
ma Perle,
 le plus précieux des coffrets.

Dans l’eau de tes yeux,
je nage parmi les Sirènes.
Sur tes lèvres gourmandes,
je me fais Pirate des Caraïbes,
corsaire, flibustier haut et court.

Toutes voiles dehors,
je vole vers ton port d’attache,
conquérant, invincible,
mon île aux trésors,
hissant mon drapeau blanc
à la tête de maure.

A l’abordage!

Je reviendrai tantôt,
la besace pleine
de baisers de braise,
de nouvelles légendes perlières,
d’aventures plus ou moins imaginaires.
Je déposerai à tes pieds mon sabre d’abordage,
mon sac, mes rêves de coureur d’Océans.
Je planterai mon bivouac exotique
entre tes seins parfumés
Je me laisserai bercer par ton souffle
si doux, si épique
vague après vague soupirant sur la grève,
enfin ensemble,
à nouveau
jusque bien après
la fin des Temps.

*********

Avec l’aimable autorisation de Marc Bourbon pour la photo

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